VIDEO. Polémique : le maire de Champlan a-t-il refusé d'inhumer un bébé rom ?

La polémique enfle à Champlan (Essonne), où le maire aurait refusé l'inhumation d'un enfant rom dans le cimetière communal. Ce dimanche, l'édile nie, alors que les réactions indignées s'accumulent jusqu'au plus haut sommet du gouvernement.

France 2

Des Roms vivant à Champlan (Essonne) ont perdu leur bébé, Maria-Francesca, âgée de deux mois et demi, au lendemain de Noël.

Alors que les parents voulaient inhumer leur enfant dans le cimetière communal, les pompes funèbres leur ont annoncé que la mairie refusait que Maria-Francesca soit enterrée ici. Le maire de Wissous, une commune voisine, a lui accepté. "Cela fait partie des devoirs d'un maire, d'assurer une tombe décente à quiconque", avance Richard Trinquier à France 2.

Le maire rétropédale

Mercredi 31 décembre, l'édile de Champlan, Christian Leclerc, confiait au Parisien que, s'agissant des enterrements au cimetière, "priorité est donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux".

Depuis, l'affaire a enflé. Ce dimanche 4 janvier, l'élu rétropédale et se défend : "C'est un malheureux enchaînement de faits qui se sont déroulés entre les ponts de Noël et le jour de l'An. Donc j'aimerais bien que cette mascarade et cette mayonnaise qui est en train de monter dans les médias et sur les réseaux sociaux cessent tout de suite. Je ne me suis jamais opposé à l'inhumation de cette petite gamine".

Sur Twitter, le Premier ministre s'insurge contre le maire, évoquant une "injure à ce qu'est la France". Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, va se saisir de cette affaire.

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L\'entrée de la commune de Champlan (Essonne), le 12 novembre 2008.
L'entrée de la commune de Champlan (Essonne), le 12 novembre 2008. (MAXPPP)