Vidéo Le "terrorisme du sperme", un phénomène dénoncé par de plus en plus de victimes

Publié
Durée de la vidéo : 4 min.
Article rédigé par

Éjaculer sur des femmes non consentantes, souiller leurs affaires ou leur faire ingérer du sperme sans qu'elles le sachent... Elles sont de plus en plus nombreuses à dénoncer ce phénomène. Mais en France, cette pratique fait face à un vide juridique.

Éjaculer sur des femmes non consentantes, souiller leurs affaires, ou même leur faire ingérer du sperme sans qu'elles le sachent... Sur les réseaux sociaux, elles sont de plus en plus nombreuses à dénoncer ce phénomène. "Il y a une dame qui me tape sur l'épaule et qui me dit : "Excusez-moi mais je crois qu'on vous a éjaculé dessus." Qui fait ça, quoi ? Ça existe, c'est possible", fustige Ashley. "Je me suis sentie dégoûtée, sale, humiliée aussi", ajoute-t-elle.

Un vide juridique ?

Cette pratique n'est pas nouvelle. Dans certains pays comme la Corée du Sud, les associations féministes appellent ça le "semen terrorism" ou "terrorisme du sperme" et se battent pour le faire qualifier de crime sexuel. En France, l'encadrement juridique n'est pas clair. Chloé Rezlan, avocate au barreau de Paris, explique qu'il n'y a pas de qualification juridique propre. "On n'a pas de condamnation à ce jour pour des faits de jets de sperme précisément. En revanche, le cas le plus fréquent, c'est des frotteurs qui, dans ce cas précis, vont terminer par un jet de sperme en éjaculant sur leur victime", explique l'avocate. Selon elle, on peut alors parler ici d'un fait d'agression sexuelle. "C'est-à-dire qu'il y a une atteinte sexuelle qui est commise par surprise sur une victime non consentante et qui lui cause évidemment un préjudice", développe Chloé Rezlan.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.