VIDEO. "Ces gestes, ce n'est pas moi", se défend Jean Lassalle, accusé d'agression sexuelle

Une ancienne assistante parlementaire accuse le député des Pyrénées-Atlantiques de lui avoir mis une "main aux fesses". Lui nie les faits. Il a seulement reconnu, mardi sur RTL, être "tactile".

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Dans la foulée de l’appel #balancetonporc, la parole s'est aussi libérée dans le monde politique. Et c'est au tour de Jean Lassalle d'être rattrapé par le passé. Une ancienne attachée parlementaire accuse le député des Pyrénées-Atlantiques de lui avoir mis une "main aux fesses" il y a huit ans sous les ors de l’Assemblée nationale. Julia Castanier l'a dénoncé sur Twitter.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2017 n'a pas échappé à la question sur RTL, mardi 24 octobre. "Je n'ai aucune mémoire ni du moment ni du lieu, et surtout du geste", a-t-il expliqué. Surtout, il se dit incapable de tenir un tel comportement. Au point, assure-t-il, d'en faire des cauchemars : "Depuis quelques nuits, je me réveille la bouche pleine de bile. Et il y en a qui rentre dans les poumons. Je me voyais, ma main sur ma mère, ma main sur ma sœur, ma main sur ma fille... Et même, le premier regard pour ma femme, c'était sur ses fesses. Ces gestes, ce n'est pas moi, ça me révolte !"

"J'ai une tendance à être tactile"

Reste que ce n'est pas la seule plainte à son encontre. Une journaliste japonaise l'accuse d'avoir tenté de l'embrasser de force, un jour, dans un ascenseur. Il aurait également proposé à une ancienne élue socialiste de prendre une douche ensemble dans les sanitaires de l'Assemblée nationale.

Là aussi, Jean Lassalle nie les faits. "J'ai certainement dû être maladroit, se défend-il. Avant de reconnaître avoir "une tendance à embrasser fortement", "une tendance à être tactile".  A ce jour, le député ne fait l'objet d'aucune mise en examen. Ni d'aucune plainte. "En huit jours, mon cas est passé d'une main aux fesses à [celui d']un prédateur sexuel."

Le député Jean Lassalle à l\'Assemblée nationale (Paris), le 28 juillet 2017.
Le député Jean Lassalle à l'Assemblée nationale (Paris), le 28 juillet 2017. (MAXPPP)