Serbie, balance ton maire !

En Serbie aussi, la vague MeToo s'invite dans les prétoires. Marija Lukic, secrétaire, accuse l'ancien maire de Brus de l'avoir harcelée. Selon l'Osce, 40% des femmes serbes ont déja été victimes de harcèlement sexuel.


Devant le tribunal de la ville de Brus, 5 000 habitants, les partisans de Marija Lukic sont venus en nombre.
Cette ancienne secretaire du maire accuse son patron d'agression et de harcèlement sexuels. Pour elle, comme souvent, parler n'a pas été facile.

"Pendant des années il a été le maire de la ville. Tout le monde est sous sa coupe, et il a beaucoup d'influence. C'est très difficile de faire entendre ma voix."

Dans une société dominée par les hommes, beaucoup lui ont conseillé le silence. Mais les agressions étaient quasi quotidiennes depuis son embauche en 2015.
Marija a trouvé l'inspiration aurpès du mouvement MeToo, et a porté plainte au mois de mars 

"Je ne pouvais plus me taire. Je faisais des cauchemars, je tremblais quand il était près de moi."

En Serbie le harcelement sexuel est un délit depuis 2017.
Selon l'OCSE, 40 % des femmes serbes en ont été victimes au moins une fois dans leur vie.