Canada : l'ex-producteur Gilbert Rozon visé par une quatrième plainte pour viol

L'ancien juré de l'émission "La France a un incroyable talent", fondateur du festival Juste pour rire au Québec, avait été accusé d'agression sexuelle en octobre 2017, en plein mouvement #MeToo.

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France Télévisions
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Gilbert Rozon comparaissait au palais de justice de Montréal (Québec, Canada) le 15 décembre 2020. (ANDREJ IVANOV / AFP)

Une quatrième Canadienne poursuit au civil l'ancien magnat de l'humour québécois Gilbert Rozon âgé de 66 ans. Elle accuse de l'avoir violée en 1980, ont annoncé mercredi 23 juin les avocats de la plaignante. Il s'agit de la dernière plainte en un peu plus de deux mois contre le fondateur du festival Juste pour rire. La plaignante, Annick Charette, réclame 1,3 million de dollars canadiens (880 000 euros) à l'ancien producteur, selon une requête déposée au palais de justice de Montréal.

Depuis avril, trois autres Québécoises, Lyne Charlebois, Patricia Tulasne et Danie Frenette ont aussi poursuivi au civil l'ex-juré de l'émission "La France a un incroyable talent". Annick Charette avait porté plainte au pénal contre l'ex-producteur québécois, lequel réfutait ces accusations. Gilbert Rozon avait finalement été acquitté en décembre, à Montréal, des accusations de viol et d'attentat à la pudeur pour lesquelles il encourait une peine de prison. La juge Mélanie Hébert avait alors estimé qu'elle ne pouvait conclure à la culpabilité du producteur "hors de tout doute raisonnable".

La plaignante accuse le producteur d'avoir menti devant la justice

Dans cette poursuite au civil consultée par l'AFP, la plaignante soutient que Gilbert Rozon a "menti" lors du procès criminel "en inventant de toutes pièces un scénario qui inversait les rôles". "Un scénario grotesque" dans lequel c'est elle "qui était l'agresseur, et Rozon la victime", est-il écrit. Annick Charette assure avoir été réveillée par Gilbert Rozon qui tentait d'avoir une relation sexuelle avec elle alors qu'elle passait la nuit à son domicile. Bien que non consentante, elle dit ne pas s'être senti la force de résister et avoir finalement cédé. Gilbert Rozon avait de son côté dit que c'était la plaignante qui lui avait imposé la relation sexuelle, affirmant avoir été réveillé par la jeune femme.

Annick Charette a vécu cet épisode "comme un deuxième viol et en a subi un préjudice important", précise la requête"Depuis le viol, elle vit avec une cicatrice à l'intérieur d'elle-même, et cette cicatrice ne disparaîtra jamais complètement."

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