Inceste et violences sexuelles faites aux enfants : "C'est un massacre de masse systémique", dénonce Arnaud Gallais, membre de la Ciivise

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Inceste et violences sexuelles faites aux enfants : "C'est un massacre de masse systémique", dénonce Arnaud Gallais, membre de la Ciivise -
Inceste et violences sexuelles faites aux enfants : "C'est un massacre de masse systémique", dénonce Arnaud Gallais, membre de la Ciivise Inceste et violences sexuelles faites aux enfants : "C'est un massacre de masse systémique", dénonce Arnaud Gallais, membre de la Ciivise - (franceinfo)
Article rédigé par franceinfo - E.Tran Nguyen
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La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a publié son rapport final, vendredi 17 novembre. À cette occasion, Arnaud Gallais, membre de cette commission et lui-même victime d'inceste, était l'invité du 12/13 info.

Après plus de deux ans de travaux, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a publié son rapport final, vendredi 17 novembre. Arnaud Gallais est membre de cette commission. Il a lui-même été victime d'inceste. En France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. "C'est un massacre de masse systémique, avec une responsabilité clairement engagée de l'État, qui ne fait rien quasiment aujourd'hui, ou qui fait très peu", a déploré Arnaud Gallais dans le 12/13 info.

"Un consentement de la société"

Dans son livre J'étais un enfant (Flammarion), l'activiste pour les droits des enfants raconte sa propre histoire. "J'ai parlé, j'ai rencontré des médecins quand j'étais enfant parce que je faisais de l'énurésie. (...) La seule chose qu'on a su me dire à un moment donné, c'était simplement : 'Il faut que tu apprennes à ne plus faire pipi au lit', sans se dire qu'il y avait autre chose derrière", a raconté Arnaud Gallais. "Il faut agir, il faut des actions", a-t-il appelé. Disant ne pas vouloir "culpabiliser", le membre de la Ciivise a évoqué "un consentement de la société". "On consent au fait que ça existe de cette manière-là", a-t-il abondé.

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