Violences sexuelles : la justice a ouvert des enquêtes dans plusieurs grandes écoles, dont Normale-Sup et Polytechnique

CentraleSupélec, Normale-Sup, Polytechnique et l'Institut d'optique sont visées par ces investigations. Des accusations avaient été révélées lors de la diffusion de questionnaires internes.

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L'école CentraleSupélec, à Gif-Sur-Yvette (Essonne), le 8 octobre 2021. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Des enquêtes pour "viol" ont récemment été ouvertes contre plusieurs grandes écoles, a annoncé le parquet d'Evry à l'AFP, vendredi 24 juin. CentraleSupélec, l'Ecole normale supérieure (ENS), l'Ecole polytechnique et l'Institut d'optique sont les établissements concernés.

La procureure a ouvert ces enquêtes après avoir reçu "plusieurs plaintes" contre ces grandes écoles situées sur le plateau de Saclay, dans l'Essonne. Trois enquêtes ont été confiées à des juges d'instruction : deux à l'ENS et une à CentraleSupélec, qui est également visée par une enquête du parquet. A cela s'ajoutent trois enquêtes préliminaires, deux à Polytechnique pour "viol" et une à l'Institut d'optique pour "viol" et "agressions sexuelle".

"Une dynamique" de libération de la parole

La procureure d'Evry explique que "la parole s'est libérée" après la diffusion d'un questionnaire interne de l'école d'ingénieurs CentraleSupélec. Celui-ci avait révélé une centaine de faits de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle et viol sur l'année universitaire. Ces résultats avaient été signalés par la direction de l'école à la procureure d'Evry, qui avait ouvert une enquête préliminaire en octobre 2021. Dans la foulée, d'autres écoles, comme Polytechnique, avaient aussi signalé à la justice des résultats de leur propre questionnaire sur les violences sexuelles.

La procureure a a souligné "une dynamique" de libération de la parole dans "des lieux clos où il était difficile de parler et de se faire entendre car il fallait préserver la réputation des établissements". Pour le moment, les soupçons portent seulement sur des étudiants, et il n'y a pas, "à cette heure, de rapport d'autorité" entre les plaignantes et les suspects, précise la procureure.

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