Affaire Duhamel : le ministère annonce une inspection à Sciences Po

La mission aura pour objectif d'établir les "responsabilités" et d'"éventuelles failles" au sein de l'école, après l'ouverture d'une enquête pour viols sur mineur visant son ancien dirigeant Olivier Duhamel.

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Olivier Duhamel, le 9 novembre 2016, à Sciences Po, à Paris. (ULYSSE BELLIER / ULYSSE BELLIER / AFP)

Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé, vendredi 15 janvier, le lancement d'une inspection à Sciences Po pour établir les "responsabilités" et d'"éventuelles failles" au sein de l'école sur l'affaire Olivier Duhamel, son ancien dirigeant visé par une enquête pour viols sur mineur.

"J'ai demandé à la cheffe de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR) de diligenter au plus vite une mission afin d'établir la chronologie des faits, la responsabilité de chacun et les éventuelles failles dans l'organisation de la gouvernance", indique la ministre Frédérique Vidal dans un communiqué. Elle a ajouté que cette inspection débuterait "au début de la semaine prochaine".

"Protéger les personnels et l'école"

L'affaire a éclaté début janvier avec les révélations de Camille Kouchner dans son livre La Familia grande, qui dénonce les viols incestueux qu'aurait imposés son beau-père, Olivier Duhamel, aujourd'hui âgé de 70 ans, à son frère jumeau quand il était un jeune adolescent à la fin des années 1980. Après ces révélations, Olivier Duhamel avait annoncé sa démission de la tête de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui chapeaute Sciences Po. L'ex-patron de Renault Louis Schweitzer a été élu provisoirement à sa place mercredi.

La presse a par ailleurs révélé que le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, aurait été informé dès 2019 des accusations portées contre Olivier Duhamel, ce qui a provoqué des appels à la démission. Selon Frédérique Vidal, la mission d'inspection doit permettre de "protéger à la fois les personnels et l'école elle-même, de ne pas laisser s'installer dans le temps une situation préjudiciable à la bonne formation des élèves déjà fortement affectés par la crise sanitaire et à la réputation de l'établissement".

Dans un communiqué distinct, Sciences Po assure qu'il mettra tout en oeuvre pour faciliter le travail de cette mission. "Je me réjouis de l'opportunité qui nous sera donnée de faire pleinement la lumière sur cette douloureuse affaire", écrit Frédéric Mion.

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