Entrée de Maurice Genevoix au Panthéon : "cette sérénité, c'était très émouvant", témoigne sa petite-fille

Charlotte Larere-Genevoix a participé à la cérémonie présidée par Emmanuel Macron."Ce qui m'a frappée aujourd'hui c'est la solennité du lieu. C'était la première fois que je rentrais dans le Panthéon".

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Le visage de Maurice Genevoix projeté sur la façade du Panthéon, mercredi 11 novembre. (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)

Maurice Genevoix a offert "l'immortalité des mots" à tous les soldats morts durant la Première guerre mondiale, a déclaré Emmanuel Macron qui a célébré "le courage français" en présidant, mercredi 11 novembre, l'entrée au Panthéon de l'écrivain. "Voir ces œuvres magnifiques entourant mon grand-père, cette sérénité, c'était très émouvant", a réagi sur franceinfo Charlotte Larere-Genevoix, la petite-fille de l'auteur de Ceux de 14.

franceinfo : Qu'avez-vous pensé de cette cérémonie ?

Charlotte Larere-Genevoix : Beaucoup d'émotions, je suis encore habitée par ce que nous venons de vivre. C'est une grande fierté de le savoir accompagné par tous ses camarades et par toute cette foule de ceux de 14 avec qui il a souffert et vécu ces moments atroces. C'est la cérémonie des Eparges, ce lundi, qui m'a le plus marquée. Le cercueil de mon grand-père s'est retrouvé entouré de ses camarades dans le cimetière du Trottoir. C'était une cérémonie très intime et je l'ai trouvée profondément émouvante.

Ce qui m'a frappée aujourd'hui c'est la solennité du lieu. C'était la première fois que je rentrais dans le Panthéon.

Charlotte Larere-Genevoix

à franceinfo

Voir ces œuvres magnifiques entourant mon grand-père et parlant de ce qu'ils avaient vécu et subi, cette sérénité, c'était très émouvant.

Maurice Genevoix parlait-il beaucoup de ce qu'il avait vécu ?

Son frère était un combattant de la guerre de 14 également et mon oncle me raconte régulièrement qu'avant chaque repas de famille il y avait une pensée à nos morts qui était émise. Dans tous ses déplacements il est resté fidèle à la mémoire de ses camarades, il s'est déplacé sur les champs de bataille, il a commémoré, il a rappelé, il a demandé qu'on n'oublie jamais.

Quel souvenir gardez-vous de lui ?

J'ai trois petites filles et je leur parle de mon grand-père comme d'un grand-père, je veux voir l'homme derrière l'écrivain, la tendresse de ce père pour ma mère qui était sa fille, et la tendresse pour les êtres aimés autour de lui. Je leur explique que c'est un devoir à porter. Elles porteront après moi le souvenir de cet homme et de ses camarades.

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