Féminicide : les paroles émouvantes de deux sœurs

Alors qu'on dénombre plus de 100 féminicides depuis le début de l'année, Françoise et Laurence sont orphelines de leur mère, tuée par leur père.

FRANCE 3

Elles s'appelaient Hélène, Marion ou encore Josiane, toutes tuées par leur conjoint. En ce premier jour du Grenelle des violences conjugales, leurs proches ont traversé Paris, lundi 2 septembre, pour leur rendre hommage. Parmi elles, Françoise et Laurence Le Goff, deux jumelles, qui ont vu leur père tuer leur mère, il y a 37 ans.

Elles réclament une destitution systématique des droits parentaux

"Il n'y aura jamais assez de manifestations, assez de bruits pour dire stop, stop aux violences", résume Françoise alors qu'elle défile dans les rues de Paris. À l'époque, elle n'avait que 13 ans. Son histoire devient un fait divers, parmi d'autres, dans les journaux locaux. "C'est dans ces quelques lignes qu'on va dire que c'est un crime passionnel", se souvient celle qui a horreur de cette expression. Au moment des faits, elle est séparée de son frère et sa sœur. Son expérience motive son engagement aujourd'hui, et la défense d'une mesure qui lui tient à coeur : "la destitution des droits parentaux doit être systématique [...] afin que l'enfant puisse se faire reconnaître comme victime". Leur proposition sera discutée pendant le Grenelle sur les violences conjugales.

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Une manifestante appelle à arrêter les féminicides lors d'un rassemblement place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)