Cet article date de plus de quatre ans.

"C'est la victoire de ceux qui militent pour un traitement correct de Vincent Lambert", se félicite l'avocat des parents après la décision de la cour d'appel de Paris

Maître Jean Paillot a réagi lundi soir sur franceinfo alors que la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des traitements de Vincent Lambert.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Jean Paillot (à gauche) et Jérôme Triomphe (à droite), avocats des parents de Vincent Lambert, le 21 janvier 2019. (PHILIPPE REY-GOREZ / FRANCE-BLEU CHAMPAGNE)

"Dès ce soir et sans délai, il faut arrêter la sédation continue qui a été commencée ce matin", a réagi lundi 20 mai sur franceinfo Maître Jean Paillot, l'un des avocats des parents de Vincent Lambert. "Il faut reprendre l'alimentation et l'hydratation normale de Vincent Lambert", a-t-il ajouté, alors que la cour d'appel de Paris ordonne la reprise des traitements de Vincent Lambert.

"Depuis 15 jours, trois semaines, le gouvernement français nous dit à longueur de temps que ce n'est pas une obligation d'appliquer les demandes de ce comité de l'ONU. Eh bien la Cour d'appel de Paris vient de dire, si, c'est une obligation", s'est-il félicité.

"Victoire du droit"

"Lorsque ce comité demande des mesures provisoires pour pouvoir étudier le dossier de Vincent Lambert, il souhaite que Vincent Lambert reste en vie et que son dossier ne soit pas un dossier purement théorique", a-t-il poursuivi.

"C'est en réalité la victoire du droit, parce que nous disons depuis 15 jours trois semaines que réellement c'est une obligation qu'a la France en vertu de sa signature et de sa ratification de la Convention internationale. Ce sont des textes qui s'appliquent en droit français."

Le docteur Sanchez aurait dû appliquer cette disposition s'il avait été correctement informé par le ministère de la Santé.

Maître Jean Paillot

à franceinfo

"C'est la victoire de ceux qui militent pour un traitement correct de Vincent Lambert, qui considèrent qu'il n'y a pas de raison que celui-ci soit mis à mort simplement parce qu'il est une personne handicapée. C'est un handicap cognitif, un handicap de tétraplégique. Vincent est un double handicapé et c'est en cette qualité qu'il faut le recevoir, l'accueillir le porter et le soigner", a-t-il conclu.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.