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Affaire Vincent Lambert : "Ses parents ont toujours trouvé des voies de droit étonnantes. Cette fois-ci, logiquement non", estime Jean-Luc Roméro

Le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean-Luc Roméro, était invité samedi sur franceinfo au lendemain de la décision de la Cour de cassation qui ouvre à nouveau la voie à un arrêt des soins de Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif après un accident. 

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Jean-Luc Roméro, à la Rochelle, le 14 octobre 2017. (XAVIER LEOTY / AFP)

"Ses parents ont toujours trouvé des voies de droit étonnantes. Cette fois-ci, logiquement non", estime Jean-Luc Roméro, président de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), invité de franceinfo samedi 29 juin, après la décision de la Cour de cassation vendredi, qui ouvre à nouveau la voie à un arrêt des soins de Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif après un accident. Sa famille se déchire sur son sort depuis dix ans.

"Cette affaire montre à quel point la loi a été mal faite"

Pour le président de l'ADMD, cette décision devrait signifier la fin de cette affaire. "C'est la plus haute institution judiciaire. Le Conseil d'État s'est prononcé, la Cour européenne des droits de l'homme aussi... Il y a eu nombre de tribunaux", indique-t-il. C'est "une affaire qui dure depuis des années et des années, et qui montre malheureusement à quel point la loi a été mal faite, puisqu'elle n'a même pas indiqué qui décide quand il n'y a pas de directives anticipées, quand vous n'avez pas de personne de confiance"

C'est une situation qui est aujourd'hui extrêmement pénible une famille qui s'est déchirée pendant des années, et une affaire qui relance sans arrêt la question de la fin de vie, qui est très douloureuse en France.

Jean-Luc Roméro

à franceinfo

"Ça nous met forcément mal à l'aise, souligne-t-il. On parle de quelqu'un qui ne sait même pas qu'on parle de lui. C'est quand même difficile... Et en même temps, il faut quand même reconnaître que ces dernières semaines, on n'a jamais vu ça : les gens ont pris conscience qu'il faut écrire des directives anticipées." "Nous avons été submergés d'appels et de demandes sur les directives anticipées. Il y a eu une vraie prise de conscience, les gens ne savaient même pas que cela existait", poursuit-il.

"Ça a été beaucoup plus efficace que toutes les campagnes mal faites que le gouvernement avait voulu faire sur la loi sur la fin de vie. Cette affaire a changé les choses. Elle interroge sur les législateurs parce qu'on n'a pas le droit d'avoir une autre affaire Vincent Lambert demain", estime Jean-Luc Roméro.

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