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Le Conseil d'Etat ordonne la poursuite des soins de la petite Marwa, lourdement handicapée

Les parents demandent le maintien en vie du bébé, alors que des médecins préconisent au contraire l'arrêt des soins.

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France Télévisions
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Mohamed Bouchenafa, père de la petite Marwa, le 17 novembre 2016 devant l'hôpital de la Timone à Marseille. (BORIS HORVAT / AFP)

Le Conseil d'Etat a rejeté mercredi 8 mars la demande de l'hôpital de la Timone à Marseille d'arrêter le traitement de la petite Marwa, enfant de 15 mois lourdement handicapée. Pour les médecins la poursuite des soins constituaient une "obstination déraisonnable". Les parents, eux, demandaient de laisser à leur fille une "chance de vivre".

La plus haute juridiction administrative, statuant en urgence, a estimé qu'il n'y avait "à ce stade pas de certitude sur (l') état de conscience et (l') évolution à venir" de l'enfant, et il a tenu compte également de "l'opposition déterminée des parents" à l'arrêt des soins de la petite fille de quinze mois, a dit une porte-parole.

Bataille juridique depuis novembre

L'enfant avait été admis à l'hôpital de la Timone le 25 septembre 2016 pour un virus foudroyant. Marwa "est consciente mais atteinte d'un déficit moteur majeur" et "irréversible", avaient écrit les médecins dans un rapport au tribunal administratif. Ils avaient aussi confirmé "une atteinte neurologique sévère et définitive". Interrogée par franceinfo, l'avocate des parents de Marwa a indiqué que ses clients étaient "contents" à l'annonce de la décision.

Le tribunal administratif de Marseille avait dans un premier temps donné raison à la famille de Marwa, qui avait contesté l'arrêt des soins. L'hôpital de la Timone avait attaqué la décision devant le Conseil d'Etat.

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