Fin de vie : "votez le plus vite possible", plaide Line Renaud auprès des députés

La marraine de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité a réclamé un nouveau texte sur le droit à l'euthanasie, après le rejet d'une proposition de loi en avril dernier.

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L'actrice Line Renaud lors d'une prise de parole à l'Assemblée nationale, le 28 septembre 2021. (THOMAS COEX / AFP)

L'actrice Line Renaud a exhorté les députés à voter "le plus vite possible" un texte sur le droit à l'euthanasie, mardi 28 septembre. "C'est un progrès essentiel qu'on ne doit plus empêcher", a déclaré la marraine de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Elle a pris la parole à côté de plusieurs députés de tous les groupes parlementaires dont Olivier Falorni (Libertés et Territoires), à l'origine d'une proposition de loi débattue en avril dernier.

"Votre présence est une marque d'engagement extrêmement précieuse", a salué ce dernier. L'élu en a profité pour mettre à nouveau la pression sur l'exécutif, tout en dénonçant l'"obstruction d'un quarteron de députés réactionnaires". Malgré un large appui, sa proposition de loi ouvrant un droit à "une fin de vie libre et choisie" n'avait pu être adoptée face à des milliers d'amendements déposés par quelques élus LR et un temps contraint, le 8 avril.

"Vous avez eu à examiner un texte très important, capital même car il touche à notre bien le plus précieux, la liberté, notre liberté ultime et souveraine, celle de mourir dans la dignité."

Line Renaud

lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale

En mai, quelque 300 députés de tous bords, soit plus de la moitié de l'Assemblée nationale, ont demandé au Premier ministre, Jean Castex, d'inscrire à l'ordre du jour cette proposition de loi. Sauf improbable coup de théâtre, ce texte n'a que peu de chances d'être repris par le gouvernement pour être mis à l'agenda du Parlement d'ici à la fin de la législature, l'exécutif marchant sur des œufs avec ce sujet sensible politiquement. "Ce texte est suspendu et peut revenir à tout moment à l'Assemblée nationale", veut croire Olivier Falorni, qui s'est félicité du soutien de "la femme la plus aimée dans ce pays".

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