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Fin de vie : la Convention citoyenne se prononce majoritairement pour le développement des soins palliatifs

Les 184 participants à ce dispositif de démocratie participative ont approuvé 67 propositions, avec l'objectif largement partagé d'améliorer le cadre actuel de l'accompagnement de la fin de vie.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le palais d'Iéna, à Paris, photographié le 23 février 2021, est le siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese). (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Il faut améliorer le "cadre actuel d'accompagnement de la fin de vie" en développant notamment les soins palliatifs, et cela indépendamment de l'éventuelle légalisation d'une "aide active à mourir", a plaidé dimanche 5 mars la Convention citoyenne chargée par le gouvernement de plancher sur ces questions.

Réunis à Paris au Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour leur septième week-end de travail, les 184 participants à ce dispositif de démocratie participative ont massivement approuvé 67 propositions en ce sens, a précisé la Convention citoyenne dans un communiqué. Au total, "97% des votants ont estimé que le cadre actuel doit être amélioré, quelle que soit leur opinion sur l''aide active à mourir'", est-il écrit.

Entre autres propositions, les citoyens participants suggèrent d'inscrire dans la loi un "droit opposable à l'accompagnement à la fin de vie et aux soins palliatifs" et de débloquer pour cela les budgets nécessaires sur le principe du "quoi qu'il en coûte". Il faudrait également financer des recherches pour mieux soulager la douleur, et développer l'accompagnement des mourants par des psychologues, proposent-ils.

Les conclusions des travaux remises au gouvernement le 2 avril

Lors d'une précédente session de travail, le 19 février, la Convention citoyenne s'était prononcée majoritairement en faveur d'une évolution de la loi pour instaurer une "aide active à mourir". Que cette proposition soit retenue ou pas, cela n'enlève toutefois rien à la nécessité d'améliorer les soins palliatifs, ont insisté dimanche lors d'un point presse quatre des 184 participants.

Cette question des soins palliatifs avait déjà été longuement évoquée lors des sessions de travail précédentes, ont souligné les membres de la Convention, dont certains avaient d'ailleurs publiquement regretté que ce point n'ait pas été mis en avant dans les comptes-rendus des travaux.

La Convention doit encore se réunir du 17 au 19 mars, puis du 31 mars au 2 avril, date à laquelle elle devra remettre ses conclusions au gouvernement. L'exécutif, qui mène parallèlement ses propres consultations, a prévenu qu'il ne reprendrait probablement pas telles quelles les conclusions des citoyens.

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