Fin de vie : Alain Cocq, qui avait décidé de se laisser mourir, accepte de se réalimenter

Atteint d'une maladie incurable, Alain Cocq avait été hospitalisé lundi soir, après 4 jours sans traitement ni alimentation. Il a récusé son refus de soins face à l'aggravation de son état. 

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Le malade incurable Alain Cocq sur son lit, à son domicile de Dijon (Côte-d'Or), le 12 août 2020. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir avant d'être hospitalisé lundi soir, est réhydraté et réalimenté "avec son accord", a-t-il déclaré mercredi 9 septembre. Il a annoncé pouvoir rentrer chez lui "d'ici sept à dix jours".

"Je n'étais plus en capacité de mener ce combat", a confié le quinquagénaire, admis au CHU de Dijon (Côte-d'Or) pour y recevoir des soins palliatifs après avoir récusé lundi soir son refus de soins alors que son état s'aggravait. 

"Le combat continue"

Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable, avait annoncé, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre sur Facebook, interrompre traitement, alimentation et hydratation, se laissant ainsi mourir en direct afin de dénoncer "l'agonie" contrainte par la loi actuelle sur la fin de vie. Le réseau social a toutefois annoncé, samedi matin, avoir bloqué cette diffusion en vidéo. Alain Cocq avait, peu auparavant, essuyé un refus du président Emmanuel Macron de l'aider à mourir en autorisant un suicide assisté "à titre compassionnel".

Alain "reprend du poil de la bête ; le combat continue mais d'une autre manière", a déclaré mercredi à l'AFP Sophie Medjeberg, avocate et vide-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, se disant soucieuse que "ses droits fondamentaux aient été respectés".

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