Fin de vie : 2 000 amendements déposés sur une proposition de loi controversée ouvrant un droit à l'euthanasie

L'auteur de la proposition, le député Olivier Falorni, dénonce une tentative "d'obstruction parlementaire".

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Le député Olivier Falorni lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 13 octobre 2020. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

Elle doit être débattue jeudi à l'Assemblée nationale. La proposition de loi controversée créant un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable, faisait déjà l'objet d'environ 2 000 amendements vendredi 2 avril au soir. La date limite de dépôt des amendements sur ce texte est fixée à samedi en fin d'après-midi.

Un tel nombre d'amendements devrait rendre impossible l'examen du texte instituant un "droit à une fin de vie libre et choisie" du député Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires), prévu dans le cadre de la niche parlementaire attribuée à ce groupe. "Un quarteron de députés prétend par l'obstruction parlementaire empêcher l'Assemblée de débattre sur un sujet de société majeure", a-t-il dénoncé auprès. Son texte a été adopté mercredi soir en commission.

"La démocratie parlementaire est mise en cause"

"C'est la démocratie parlementaire qui est mise en cause", a-t-il fustigé, visant "une poignée de députés LR" qui ont multiplié les amendements "copié-collé". "Cela va scandaliser des millions de Français qui espèrent que cette loi soit enfin votée."

Le texte du député de Charente-Maritime veut apporter une nouvelle réponse au douloureux et sensible débat sur la fin de vie et l'euthanasie, cinq ans après la loi Claeys-Leonetti, qui autorise la sédation profonde et continue.

Le sujet divise tous les groupes parlementaires et suscite l'embarras du gouvernement, mais plusieurs figures de la majorité ont apporté leur soutien à la proposition d'Olivier Falorni, dont la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet. Certains opposants estiment qu'un tel sujet ne peut être débattu dans le temps réduit d'une niche parlementaire quand d'autres sont radicalement hostiles à la mesure pour des principes philosophiques et religieux.

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