Universités : les étudiants insatisfaits de leurs conditions d'études

Un an après la promulgation de la loi sur l'Enseignement supérieur, seuls 18% des étudiants considèrent que leurs conditions d'études se sont améliorées, selon le "Baromètre des conditions d'étude" que publie l'Unef, le premier syndicat étudiant.

(William Martinet, le président de l'Unef © MaxPPP)

"Les actes n'ont pas suivi les discours et le quotidien des étudiants ne s'est pas amélioré" . C'est un bilan pour le moins tranché que dresse William Martinet, le président de l'Unef. Selon le premier syndicat étudiant, qui vient de publier son "Baromètre des conditions d'études", seuls 18% des étudiants considèrent que celles-ci se sont améliorées. Un chiffre qui fâche un peu, un an après la promulgation de la loi sur l'Enseignement supérieur.

Dans le détail, plus de la moitié des étudiants, 57%, déplorent le manque de pédagogie de leurs enseignants ; 44% trouvent leur encadrement insuffisant. Pis, 30% des étudiants de première année disent ne pas être dans la filière de leur choix.

L'écueil de la première année

En première année, 32% se retrouvent en TD à plus de 40, et 24% dans des cours magistraux à plus de 600. "Le modèle de transmission passive ne fonctionne pas, il n'est pas adapté aux jeunes des catégories populaires" , explique William Martinet. Les étudiants demandent plus de contrôle continu et de rattrapages, à plus de 70%.

Du coup, l'Unef réclame un "Plan national pour la réussite", avec un "investisssement financier" conséquent. "C'est dès la rentrée prochaine que la priorité réussite doit être relancée" . L'Unef interpelle le ministère pour que cela devienne concret.

 

 

Le baromètre de l'Unef est très critique. Célia Quilleret
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