Sarkozy juge "irresponsable" de recréer des postes dans l’Education

Le chef de l’état dénonce aujourd'hui sans y faire explicitement allusion le projet de François Hollande sur l’enseignement avec des milliers de créations de postes. Nicolas Sarkozy plaide aussi pour une présence accrue des enseignants dans leurs établissements et en faveur d'une réforme du collège.

(Philippe Wojazer / Reuters Reuters)

Le président de la République présentait à la mi journée ses vœux aux acteurs de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur le site du Futuroscope, à Chasseneuil-du-Poitou.

Faire mieux avec  les mêmes moyens

Nicolas Sarkozy a commencé par déclarer : "Imaginer la recréation de postes dans l'Education nationale, c'est irresponsable, compte tenu de la situation financière de notre pays" . Le président (pas encore candidat) visait sans le nommer François Hollande qui lors de la primaire socialiste a annoncé qu'il créerait 60.000 postes dans l'Education s'il était élu président. Et Nicolas Sarkozy d’ajouter : "Si nous augmentons le nombre d'enseignants, est-ce que vous croyez que la société française aura les moyens de faire l'augmentation du nombre d'enseignants et la revalorisation des enseignants ? Personne ne peut croire une minute que ce sera possible" . En clair, il faut "faire mieux avec les mêmes moyens".

Enseignants plus présents et mieux payés

Pour Nicolas Sarkozy, ce qu’il faut, c’est "la revalorisation de la condition enseignante" , redéfinir le métier. Les enseignants doivent, selon lui, accepter de "nouvelles manières de travailler" , notamment d’être d’avantage présent dans les établissements. En contrepartie, les rémunérations seraient augmentées. Et Nicolas Sarkozy d’affirmer que cela "n’a pas de sens que les enseignants n’aient pas de bureau" dans leur établissement pour recevoir les élèves dont ils ont la responsabilité.   

Réformer le collège

Enfin, après avoir réformé l’école primaire et du lycée, Nicolas Sarkozy souhaite maintenant s’occuper du collège. "Le collège unique n’arrive pas à prendre en compte la diversité des élèves" , affirme le chef de l’Etat. Pour lui, il faut donc recentrer la 6e et la 5e sur les enseignements fondamentaux en assurant une meilleurs continuité avec le primaire. Et aussi, il faut qu'en 4e et 3e, le collège prépare aussi à la filière professionnelle, et pas seulement l’enseignement général.