Un tiers des écoles primaires choisissent le retour à la semaine de quatre jours dès septembre

Ce sont plutôt les communes rurales qui ont fait ce choix. Les grandes villes restent globalement sur une organisation du temps scolaire sur quatre jours et demi. 

Des élèves quittent l\'école primaire Paul Claudel à Tourcoing (Nord), le 16 juin 2017.
Des élèves quittent l'école primaire Paul Claudel à Tourcoing (Nord), le 16 juin 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Un tiers des écoles maternelles et élémentaires (31,8%) ont choisi le retour à la semaine de quatre jours à partir du mois de septembre, a annoncé le ministère de l'Education nationale dans un communiqué, mardi 18 juillet. Ces dérogations à la semaine des quatre jours et demi, instaurée sous le quinquennat de François Hollande, sont possibles depuis la publication d'un décret au Bulletin officiel, le 28 juin. 

A partir de la rentrée prochaine, 28,7% des élèves en école primaire en France reviendront donc à un rythme scolaire de quatre jours. "Ce sont plutôt des communes rurales qui ont choisi de se saisir de cette liberté nouvelle", a précisé le ministère de l'Education nationale dans son communiqué, mardi 18 juillet.

Les grandes villes ont quant à elles "globalement choisi de conserver l'organisation de la semaine sur quatre jours et demi", mais plusieurs villes de plus de 50 000 habitants ont fait le choix d'un retour à quatre jours d'école. Parmi elles : Chelles, Saint-Maur-des-Fossés ou Epinay-sur-Seine pour l'académie de Créteil, Sarcelles et Versailles pour l'académie de Versailles, ou encore Tourcoing, Dunkerque et Calais pour l'académie de Lille. De grandes villes du sud de la France, telles qu'Antibes, Cannes, Nice ou Toulon, ont elles aussi opté pour un temps scolaire de quatre jours. 

Une "liberté nouvelle"

Pour le ministère de l'Education nationale, "ce mouvement montre que les acteurs de terrain se sont saisis de la liberté nouvelle qui leur était offerte pour mettre en place des organisations correspondant aux besoins de leur territoire". Ce changement "doit être l’occasion d’un progrès dans l’organisation des activités périscolaires par la coopération entre les communes, l’Éducation nationale et les structures de la jeunesse et de la vie associative", poursuit le ministère dans son communiqué.