Valls publie une tribune pour défendre la réforme du collège et Vallaud-Belkacem

"Cette réforme du collège se fera, car c’est une réforme pour l’égalité", écrit le Premier ministre dans "Libération". Le projet est très contesté à droite, mais aussi par certains intellectuels et enseignants.

Le Premier ministre, Manuel Valls, et la ministre de l\'Education, Najat Vallaud-Belkacem, lors d\'une cérémonie pour la victoire des Alliés sur l\'Allemagne nazie, à Paris, le 8 mai 2015.
Le Premier ministre, Manuel Valls, et la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, lors d'une cérémonie pour la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie, à Paris, le 8 mai 2015. (SAÏD ANAS / CITIZENSIDE / AFP)

Manuel Valls défend sa ministre de l'Education. Le Premier ministre a pris sa plume pour vanter les mérites de la réforme du collège "portée avec courage et sens du dialogue par Najat Vallaud-Belkacem", dans une tribune publiée par Libération, dimanche 17 mai.

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Le chef du gouvernement part d'un constat : "Les études internationales le montrent de manière indiscutable : [notre école] est devenue l'une des plus inégalitaires d'Europe." "Il fallait donc agir", estime Manuel Valls, car "notre école n'est plus le rempart qu'elle devrait être contre la reproduction sociale", mais "fabrique de l'échec, de l'exclusion".

"On tire tous les élèves vers le haut"

Le projet suscite des critiques, car il prévoit notamment la suppression des options latin/grec et des classes bilangues, avec deux langues étrangères en sixième, qui concernent 16% des élèves. Il les remplace par une initiation aux langues et cultures de l'Antiquité et une deuxième langue étrangère dès la cinquième pour tous les collégiens.

Manuel Valls estime que "beaucoup de contrevérités ont été dites sur cette réforme". Le Premier ministre défend un projet qui "permet à 100% des élèves d'apprendre une seconde langue vivante dès la cinquième", qui "démocratise l'accès au latin et au grec" et qui "permet à tous les élèves (...) de prendre de l'assurance et de progresser". "On tire tous les collégiens vers le haut, affirme-t-il. On est donc fidèles à l'école de la République."

Najat Vallaud-Belkacem "sait de quoi elle parle"

Le Premier ministre évoque également Najat Vallaud-Belkacem, cible de nombreuses critiques à droite depuis que la réforme a été dévoilée. "Elle sait de quoi elle parle - pour en être un exemple - quand elle défend une école moteur de l'ascension sociale", estime Manuel Valls. L'intéressée a elle-même dénoncé "l'enfumage" de l'opposition autour de son projet.