Réforme du collège : Najat Vallaud-Belkacem dénonce "malhonnêteté intellectuelle" et "enfumage"

Attaquée par l'opposition et face à une manifestation prévue mardi, la ministre de l'Education défend toujours sa réforme.

La ministre de l\'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à Matignon (Paris), le 13 mai 2015.
La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à Matignon (Paris), le 13 mai 2015. ( CHARLES PLATIAU / REUTERS)

 

Najat Vallaud-Belkacem dénonce la "malhonnêteté intellectuelle" de l'opposition de droite, qui mène selon elle une campagne de désinformation contre la réforme du collège, qui cristallise les critiques depuis plusieurs semaines. "J'ai un regret, c'est la tournure des débats, je trouve que l'école est un sujet tellement sérieux, tellement grave qu'on n'a pas le droit à se laisser aller à des débats faits de rumeurs et de contre vérités", a-t-elle déclaré, dimanche 17 mai, dans le Grand Rendez-Vous, sur Europe1 -Le Monde - iTélé.

Interrogée sur les récents sondages, selon lesquels 61% des Français sont opposés à sa réforme du collège, la ministre de l'Education a rétorqué : "La faute à qui ? La faute à un matraquage fait de désinformation, de contre-vérités, de malhonnêteté intellectuelle depuis quinze jours conduit notamment par la droite", estime Najat Vallaud-Belkacem, qui a reçu ces derniers jours le soutien de François Hollande, Manuel Valls et de la gauche parlementaire.

"Nécessaire, indispensable, urgent"

"Si j'avais moi-même entendu dire que la reforme du collège consistait à supprimer le latin, à faire disparaître l'allemand et à transformer les programmes d'histoire au point d'en faire disparaître la chronologie, je ne serai pas moi-même convaincue par cette réforme du collège. Cette réforme ce n'est pas cela", a-t-elle insisté.

A deux jours d'une manifestation prévue contre le texte, qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2016, la ministre de l'Education a contre-attaqué en s'en prenant aux tenants de l'immobilisme et aux adeptes des réformes "laissées dans les tiroirs", visant notamment François Bayrou. Cette réforme, qui a été validée en avril par le conseil supérieur de l'éducation, doit "entrer en vigueur - c'est nécessaire, c'est indispensable et c'est urgent - à la rentrée 2016 comme cela a toujours été prévu, telle quelle", a-t-elle insisté.