Rétention des notes du bac : "Avant de partir dans des recours, réfléchissez à l'enjeu pour votre enfant"

En Île-de-France, l'assemblée générale des correcteurs grévistes a décidé de rendre les copies, ce lundi 8 juillet. Pour Hubert Salaün, le porte-parole de la Fédération des Parents d'élèves de l'enseignement public, "il est temps que les élèves connaissent vraiment leurs notes, qu'on sorte de cette période d'incertitude".

Des étudiants devant les résultats du baccalauréat, le 5 juillet à Saint-Denis. 
Des étudiants devant les résultats du baccalauréat, le 5 juillet à Saint-Denis.  (RICHARD BOUHET / AFP)

Hubert Salaün, porte-parole de la Fédération des Parents d'élèves de l'enseignement public, invité sur franceinfo, a rappelé lundi 8 juillet que les élèves touchés par la rétention des notes sont minoritaires. "30 000 copies n'ont pas été rendues sur quatre millions. Donc tout ça reste marginal, assure le porte-parole de la  Peep. Mais il y a des familles qui vont avoir besoin de faire des recours parce que le décalage sera important entre les deux notes. Et on les soutiendra."

Mais la question de l'inégalité de traitement et de notation entre les élèves se pose. Pour Hubert Salaün, contrairement à un concours, "pour le bac, des élèves auront eu 13,28 et auraient dû avoir 13,35, mais l'enjeu n'est pas très important."

Je dis aux familles : 'avant de partir dans des recours, réfléchissez à l'enjeu pour votre enfant. S'il a le bac, réjouissez-vous'.Hubert Salaün, porte-parole de la Fédération des Parents d'élèves de l'enseignement publicsur franceinfo

Ce lundi 8 juillet, les oraux de rattrapage ont commencé. Certains enseignants ont annoncé vouloir être bienveillants avec les élèves dans ce contexte compliqué. Pour le porte-parole de la Peep, "certains vont être heureux d'avoir le bac sans l'avoir mérité. Mais je ne pense pas que ce soit un bon signal. Ce n'est pas rendre service à un élève de l'envoyer dans l'enseignement supérieur quand il n'est pas prêt".