Éducation : la question du financement après les annonces d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a annoncé, lors de sa conférence de presse du jeudi 25 avril, qu’il souhaitait que certaines classes ne dépassent pas les 25 élèves. Enseignants et parents attendent désormais des actes.

FRANCE 3

Des classes à taille humaine afin d’obtenir de meilleurs résultats. Pour y parvenir, le président de la République a annoncé que d’ici trois ans, les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1, ne dépasseraient jamais les 24 élèves. Aujourd’hui dans le primaire, 38% des classes comptent 25 élèves ou plus. La réduction des effectifs est une ancienne revendication des syndicats d’enseignants, mais le flou demeure après les annonces présidentielles. "Si on parle de l’abaissement des effectifs, il faut envisager un budget puisque ça a un coût, explique Francette Popineau, secrétaire générale du syndicat des enseignants SNUipp-FSU. La baisse démographique ne suffira pas, donc il faut envisager des postes. Or, à la rentrée prochaine, on a des postes en moins au concours."

Les parents attendent des actes

Manque de postes, mais aussi menace de fermeture, comme dans une école de Lille (Nord) qui doit perdre une de ses quatre classes à la rentrée prochaine. Les parents d’élèves qui s’y opposent ont désormais un argument de poids. Ils attendent des actes qui auront un coût encore inconnu, même si le ministère reconnaît qu’il faudra créer 3 000 à 5 000 classes supplémentaires.    

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Dans une école primaire à Quimper (Finistère), le 4 septembre 2017.
Dans une école primaire à Quimper (Finistère), le 4 septembre 2017. (FRED TANNEAU / AFP)