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Pédophilie : l'Education nationale aurait commis une "erreur d'appréciation" dans l'affaire de Villemoisson

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Pédophilie : l'Education nationale aurait commis une "erreur d'appréciation" dans l'affaire de Villemoisson
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Un professeur accusé d'agression sexuelle sur mineur en février dernier alors qu'il avait déjà été condamné par le passé en Angleterre.

Sur les murs du collège de Villemoisson, des tags pointent du doigt l'Éducation nationale. L'institution a laissé exercer un enseignant dans l'établissement alors qu'il était déjà condamné pour pédophilie. Telles sont les conclusions d'une enquête diligentée par Najat Vallaud-Belkacem. La ministre reconnaît les manquements de la Capa, la Commission administrative paritaire académique, qui a évalué l'enseignant. "C'est une erreur d'appréciation très grave, je la considère comme telle", a-t-elle précisé.

15 mois de prison en 2006

L'affaire avait éclaté en février dernier au collège Blaise Pascal de Villemoisson-sur-Orge (Esonne). Un enseignant de mathématiques âgé de 55 ans est interpellé pour agression sexuelle sur mineur. En 2006, il avait déjà été condamné à 15 mois de prison au Royaume-Uni pour des faits de pédophilie dans une colonie de vacances.
Une loi votée ce mois-ci met en place une meilleure transmission des informations entre la justice et l'Éducation nationale, mais aussi la vérification des antécédents judiciaires pour le personnel et la création de "référents justice" dans chaque rectorat. Les parents de Villemoisson exigent un accompagnement spécifique pour les élèves encore choqués. 

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