Réforme de l'université : les blocages ont causé "plus de 5 millions d'euros de dégâts", affirme la ministre de l'Enseignement supérieur

Au plus fort de la mobilisation ce printemps, quatre universités (sur 73) ont été bloquées.

Dans les locaux de la fac de Tolbiac, à Paris, bloquée par des étudiants opposés à la réforme de l\'entrée à l\'université, le 13 avril 2018.
Dans les locaux de la fac de Tolbiac, à Paris, bloquée par des étudiants opposés à la réforme de l'entrée à l'université, le 13 avril 2018. (MAXPPP)

Les blocages dans les universités, au printemps, pour protester contre les nouvelles modalités d'entrée à la fac ont entraîné "un peu plus de 5 millions d'euros de dégâts", a estimé lundi 18 juin, sur RTL, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, attribuant la responsabilité de ces incidents à des "mouvements radicaux, très politisés".

Frédérique Vidal a estimé qu'"on n'avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser". Au plus fort de la mobilisation ce printemps, quatre universités (sur 73) ont été bloquées, dont Nanterre (Hauts-de-Seine), dernière à être évacuée mi-juin, et une dizaine de sites perturbés.

Les étudiants s'opposaient à la sélection à l'entrée à l'université, imposée selon eux par la loi présentée par la loi Orientation et à la réussite des étudiants (ORE). Celle-ci modifie pour la rentrée de septembre 2018 les conditions d'accès aux études supérieures, en supprimant le tirage au sort et en introduisant l'examen des "acquis" de la formation antérieure de l'étudiant lorsqu'il postule dans une filière "en tension".