Vidéo Parcoursup : "Un système totalement inhumain" dénonce Anne Hidalgo, qui souhaite le supprimer

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La maire de Paris et candidate à la présidentielle souhaite que "60% d'une classe d'âge" puisse accéder à l'enseignement supérieur et promet une dotation de 5 000 euros pour tous les jeunes de 18 ans.

Parcoursup, dont les inscriptions ont débuté ce jeudi, "est à l’image de ce que ce gouvernement fait depuis cinq ans", estime Anne Hidalgo, candidate PS à la présidentielle sur franceinfo, vendredi 21 janvier. "Un système totalement inhumain, un algorithme qui choisit votre vie", qui "sert à sélectionner et à gérer une pénurie de places dans l'enseignement supérieur".

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Anne Hidalgo veut remplacer ce système "très opaque" par un "système humain, au long cours", en accompagnant "des jeunes dans leur orientation" avec "des conseillers d'orientation, des enseignants formées, de plus grandes possibilités d'avoir un contact avec le monde du travail. Le stage de 3e ne suffit pas", déplore la maire de Paris, qui veut ouvrir "beaucoup plus les formations en alternance qualifiantes et surtout le nombre de places à l'université."

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"Je souhaite qu'on se fixe un objectif de 60% d'une classe d'âge pouvant aller vers l'enseignement supérieur", développe la candidate PS à la présidentielle. "Tout le monde pourra avoir une possibilité. Je propose un système qui accompagne les jeunes dans leur choix tout au long de la scolarité. Il faut que tout jeune puisse avoir une possibilité. Et en dehors de l'enseignement supérieur, il y a aussi des possibilités sur des services civiques."

Une dotation de 5 000 euros pour chaque jeune de 18 ans

L'édile rappelle aussi sa proposition d'un "capital de 5 000 euros", qu'elle compte "donner à chaque jeune de 18 ans, quels que soient les revenus". "À 18 ans, vous ne savez peut-être pas ce que vous voulez faire de votre vie, ni même dans quelle filière vous voulez rentrez, mais vous avez peut-être un projet. Vous avez peut-être envie de partir à l'étranger, apprendre une langue", explique-t-elle, précisant que ce capital est une dotation.

"On est dans un pays très malveillant avec sa jeunesse, on les met en stress, diagnostique Anne Hidalgo. On veut les obliger à aller vers telle filière uniquement parce qu'on ne veut pas ouvrir des places dans d'autres filières. Notre système éducatif n'est pas du tout accompagnant, ne les prépare pas au monde qui vient, dans lequel il faut des compétences nouvelles comme les compétences numériques. Je souhaite une profonde réforme de notre système d'enseignement, dans laquelle on redonne toute la place aux enseignants et dans lequel on accompagne les jeunes, pas dans la brutalité, pour qu'il puisse choisir leur avenir, et sans rendre l'université payante."

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