Le redoublement sera limité à des cas exceptionnels

La proposition de faire redoubler sa classe à un élève désormais limitée à "des cas exceptionnels", a annoncé mercredi la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre de l\'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à l\'Elysée, le 11 septembre 2014.
La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à l'Elysée, le 11 septembre 2014. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

C'était une spécificité française, à laquelle le gouvernement va mettre fin. Le redoublement, inefficace et coûteux, sera limité à "des cas exceptionnels" et l'école "mettra le paquet" sur l'accompagnement personnalisé des élèves en difficulté, a déclaré mercredi 24 septembre la ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre a démenti toute volonté de supprimer le redoublement et rappelé qu'il était déjà prévu de le limiter dans la loi sur la Refondation de l'école de 2013, en marge de la conférence de rentrée universitaire.

"Inefficace" et "démotivant"

"Cela fait des années qu'il est avéré que le redoublement est assez inefficace pédagogiquement parlant, qu'il est démotivant pour les élèves et par ailleurs qu'il est coûteux", a-t-elle souligné.

"Le redoublement sera limité à des cas qui le justifient", comme "le fait que l'élève ait eu une rupture scolaire assez longue pour des raisons de maladie ou des raisons familiales" ou "le fait que l'élève arrive à une année qui est un palier d'orientation et qu'il n'a pas réussi à obtenir le choix qu'il avait fait", a-t-elle détaillé.

Certains pays "commencent à prendre conscience que le redoublement n'est ni économique, ni particulièrement efficace pour aider les élèves en difficulté", relevait mardi une note de l'OCDE. "Ils délaissent donc cette pratique en faveur d'un dépistage et d'un soutien plus précoces à ces élèves."