Le rectorat de Paris fait marche arrière sur la sélection des étudiants en médecine

Le tirage au sort proposé initialement est désormais abandonné. Le manque de places n'est néanmoins pas réglé.

FRANCE 3

Il y aura trop d'élèves par rapport au nombre de places sur les bancs des facultés de médecine franciliennes à la rentrée universitaire 2016. Le rectorat avait d'abord envisagé de recourir à un tirage au sort avant de faire marche arrière face à la fronde déclenchée depuis l'annonce hier soir, mercredi 4 mai. 17% des bacheliers rêvent d'intégrer la première année des études de santé. Ils étaient 8 143 l'an dernier en Île-de-France, mais les institutions universitaires ont décidé de restreindre ce chiffre à 7 500 places en 2016.

Une sélection hypocrite

En France, la loi interdit la sélection à l'entrée dans les universités. Alors, en médecine, la sélection s'effectue à la fin de la première année lors de l'examen redoutable où seuls 15% des étudiants passent le cap. "On pourrait simplement sélectionner, le mot est tabou, sur leurs notes au baccalauréat. On perd une année. Je ne parle pas simplement du gâchis humain, mais du gâchis financier", déplore le professeur Francis Brunelle. Le rectorat de Paris a finalement décidé de faire marche arrière aujourd'hui, mais le casse-tête n'est toujours pas réglé.

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Des étudiants de médecine testent en examen sur tablette numérique à la faculté de Vandœuvre-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 5 février 2014. (MAXPPP)