Le Défenseur des droits veut mettre fin aux discriminations d'accès à la cantine dans les écoles

Dans un rapport, il appelle à mettre fin aux discriminations d'accès à la cantine.

Des élèves mangent à la cantine dans une école de Montpellier, le 10 septembre 2018.
Des élèves mangent à la cantine dans une école de Montpellier, le 10 septembre 2018. (MAXPPP)

"Pour les familles à revenus modestes, l'inscription à la cantine coûte souvent trop cher." Le Défenseur des droits Jacques Toubon appelle à mettre fin aux discriminations d'accès à la cantine, selon un rapport (document en PDF) publié jeudi 20 juin. D'après le texte, elles sont accentuées par les disparités des tarifs décidés par des collectivités locales aux capacités financières inégales.

Si la restauration est un service public administratif obligatoire dans l'enseignement secondaire, elle constitue en revanche dans l'enseignement primaire un service facultatif, rappelle ce rapport. Cette situation entraîne des disparités entre communes, qui n'ont pas les mêmes ressources. Or ces disparités se traduisent par les tarifs pratiqués.

Un tarif en moyenne à 400 euros par an

Jacques Toubon souhaite que les tarifs soient adaptés pour rendre "effectif le droit à la cantine scolaire". "Le développement de la pauvreté contribue à fragiliser l'accès à ce service public", explique-t-il. Alors que "40% des enfants des familles défavorisées" n'y mangeraient pas, contre "17% des élèves issus des catégories socio-professionnelles supérieures", certains parents éprouvent des difficultés à régler les factures de cantine qui s'élèvent en moyenne à 400 euros par an.

Le rapport évoque aussi le cas de familles roms dont les enfants "se voyaient appliquer le tarif correspondant aux personnes extérieures à la commune", ou d'enfants exclus en raison d'impayés.