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Jupes trop courtes et jeans troués interdits : 200 personnes mobilisées contre le règlement intérieur d'un lycée à Valence

Près de 200 élèves ont manifesté dans le calme, mardi matin, devant le lycée Emile-Loubet de Valence pour protester notamment contre l'interdiction de jupes jugées trop courtes.

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Radio France
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Certains élèves du lycée Emile-Loubet de Valence ont enfilé leur jeans troués ce mardi pour protester contre le règlement intérieur trop strict de l'établissement. (Maxime Bacquié / Radio France)

Près de 200 élèves ont manifesté dans le calme, mardi 4 avril entre 7h30 et 8h, devant lycée Emile-Loubet de Valence pour protester contre le règlement intérieur l'établissement jugé trop strict.

Il y a quelques jours, Pascale Frantschi, la proviseure du lycée a interdit aux élèves de venir en cours avec des jeans troués ou des jupes trop courtes. Une décision qui fait suite à des abus de la part de certains d'élèves a-t-elle expliqué à France Bleu Drôme Ardèche : "Certains élèves sont venus avec des tenues incorrectes, ce ne sont pas des trous, il n'y quasiment plus de jean".

"Tenue indécente"

À l'origine de cette polémique, le tweet d'une élève sur lequel on peut voir la photo de la tenue qualifiée d'"indécente" par la proviseure et son adjointe. Le message a été partagé plus de 12 000 fois sur le réseau social. 

À la suite de ce post, un petit groupe d'une douzaine d'élèves du lycée Emile-Loubet de Valence s'est mobilisé. "Je connais la fille qui a pris la remarque. Je trouve ça vraiment anormal qu'on ne puisse pas s'habiller comme on le souhaite," réagit Maxine. Avec quelques camarades, la jeune femme a organisé cette manifestation, appuyée par l'association féministe Rosa. "On veut que la direction du lycée se remette en question sur le règlement intérieur," indique Nordy Granger, membre actif de l'association.

"Dérive sexiste"

Les élèves ont accroché des messages à l'aide de pinces-à-linge devant l'établissement, parmi lesquels "Mon corps, mes droits", "le travail et les capacités d'un élève ne se base pas sur un vêtement", "stop aux humiliations sexistes". Ils ont été rejoints par des jeunes d'autres lycées, ainsi que par des parents d'élèves.

Lundi soir, la FCPE, la fédération des parents d'élèves, demandait dans un communiqué, la mise en place d'un médiateur, pour ouvrir le dialogue entre la direction et les élèves.

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