École : le fléau du harcèlement

En cette journée nationale de mobilisation contre le harcèlement scolaire, ce fléau fait la une de nombreux quotidiens jeudi 7 novembre. Les parents sont appelés à jouer les vigiles. 

FRANCE 3

Les élèves du lycée professionnel de Cannes (Alpes-Maritimes) ont découvert des vitres et des murs tagués mardi 5 novembre. Des graffitis peints avec la bénédiction de la direction par un artiste de street art. Une opération contre le harcèlement scolaire. "Ça choque, c'est plus efficace pour nous faire comprendre", explique un lycéen. Selon les enquêtes du ministère de L'Éducation, le harcèlement scolaire touche 1 élève sur 10.

Un numéro vert en place

Nora Fraisse, présidente de l'association Marion, la main tendue, témoigne inlassablement contre ce fléau. Sa fille, victime de harcèlement, s'est suicidée à l'âge de 13 ans. "Si seulement elle nous avait parlé et dit les choses. Si on avait été informés, on aurait pu éviter ça", soulignait-elle mercredi 6 novembre à Nancy (Meurthe-et-Moselle). À ses côtés Elian Potier, harcelé pendant toute son année de 3e après avoir révélé son orientation sexuelle. Il a alors subi des moqueries, des insultes à l'école, mais aussi sur les réseaux sociaux. Un numéro vert, le 30 20, a été mis en place pour les victimes de harcèlement.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un enfant sur deux, dès 7 ans, est victime d\'attaques et de moqueries selon l\'Unicef (photo d\'illustration).
Un enfant sur deux, dès 7 ans, est victime d'attaques et de moqueries selon l'Unicef (photo d'illustration). (SOPHIE DUPRESSOIR / HANS LUCAS / AFP)