Éducation : à la rencontre de professeurs en grève

À l'heure où le ministre de l'Éducation nationale propose d'évaluer les enseignants, quelles sont leurs conditions de travail ?

FRANCE 3

Partager sa passion de la langue et de la littérature avec des élèves, une vocation intacte pour Johanna N'Gouan. Cinq ans qu'elle enseigne dans des établissements placés en réseau d'éducation prioritaire. "J'aime mon métier et je n'en changerai pas. Je travaille en Seine-Saint-Denis, je l'ai choisi. J'ai choisi mon établissement REP", confie-t-elle. Un engagement total qui va jusqu'à compenser le manque de moyens pour offrir le meilleur à son public. "Je vais payer énormément de choses de ma poche", explique Johanna N'Gouan.

"On aimerait être plus épaulés"

Manque de moyens, mais aussi de temps. Préparation des cours, correction de copies, projets pédagogiques à mener... Pour Adeline Abel, son métier ne se résume pas à la classe. En 10 ans, cette professeure de français a vu nombre de ses collègues abandonner le métier. Revaloriser les salaires, 2 000 euros nets en moyenne, une évidence qui va de pair avec une meilleure considération. "C'est encore plus difficile quand on n'a pas de reconnaissance. On aimerait être plus épaulés, soutenus, que ce soit par la hiérarchie ou même par l'opinion publique", note-t-elle. Pour soutenir et défendre sa profession, cette enseignante sera en grève lundi 12 novembre.

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Une classe d\'une école d\'Epinay-sur-Seine (Ile-de-France), quelques jours avant la rentrée scolaire, le 31 août 2018.
Une classe d'une école d'Epinay-sur-Seine (Ile-de-France), quelques jours avant la rentrée scolaire, le 31 août 2018. (HUGO MATHY / AFP)