Baccalauréat : les tentatives de triche en hausse de près de 10% en 2014

Selon "Le Parisien", il y a eu 515 dossiers de tentatives de fraude cette année-là, contre 469 en 2013.

Des lycéens passent le baccalauréat, le 16 juin 2014 à Strasbourg (Bas-Rhin).
Des lycéens passent le baccalauréat, le 16 juin 2014 à Strasbourg (Bas-Rhin). (FREDERICK FLORIN / AFP)

Antisèches, documents enregistrés sur la calculatrice, utilisation du téléphone portable... Les tentatives de tricherie lors des épreuves du baccalauréat 2014 sont en augmentation de 9,8% (515) par rapport à 2013 (469), révèle samedi 2 mai Le Parisien/Aujourd'hui en France. Ces chiffres correspondent aux dossiers de tentatives de fraude présentés aux commissions et compilés par le ministère de l'Education nationale", que s'est procuré le quotidien.

Sur ces dossiers, "385 dossiers ont été sanctionnés par les commissions en 2014 contre 325 en 2013, soit une augmentation de 18,5%", souligne le journal, dans un tableau. Autre chiffre, "le nombre de copies falsifiées (à partir, par exemple, de documents enregistrés sur une calculatrice programmable) a bondi de 5,3 points entre 2013 et 2014", note encore le journal.

Le risque du 0/20

Le Parisien détaille les principales fraudes: plagiat (dans les copies) 6,6% (+5,3 pts), plagiat (dossiers d'épreuves pratiques) 11,3% (chiffre non communiqué pour 2013), téléphone portable, lecteur MP3 30,9% (-5,6 pts), antisèche 27,6% (-1 pt), communication entre candidats 5,4% (-2 pts).

En cas de fraude ou de tentative de fraude avérées, l'élève pincé écope automatiquement d'un 0/20 dans l'épreuve concernée et d'une sanction. Il existe plusieurs types de sanctions: le blâme avec désormais une inscription sur le livret scolaire, l'interdiction de passer le bac et les diplômes de l'enseignement supérieur pour une durée d'un an ou deux (63,7% des sanctions prononcées en 2014). Dans les cas les plus graves, cette interdiction peut être étendue à cinq ans, ou être définitive. Des sanctions pénales peuvent également être prononcées.