Admission post-bac : le nouveau système s'appellera "Parcoursup"

L'ancienne plateforme d'admission post-bac, qui avait fait l'objet de vives critiques cet été, a été définitivement enterrée fin octobre. 

Des étudiants lors de la rentrée universitaire à Bourges (Cher), en septembre 2016. 
Des étudiants lors de la rentrée universitaire à Bourges (Cher), en septembre 2016.  (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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C'est un nom qui a été choisi "par les internautes", au cours d'une consultation lancée samedi 18 et dimanche 19 novembre. La nouvelle plateforme d'admission post-bac (APB) s'appellera désormais "Parcoursup", a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, mardi 20 novembre. La ministre doit présenter mercredi son projet de loi sur l'accès à l'université.

"J'aime bien la notion de parcours, ils ont bien compris ce qu'on était en train de préparer pour leur avenir", a réagi la ministre mardi, au micro d'Europe 1. La plateforme d'admission post-bac, qui avait suscité de vives critiques cet été, a été définitivement enterrée fin octobre. Le gouvernement avait alors présenté un plan pour supprimer le tirage au sort dans les filières les plus demandées, et réduire l'échec en première année à l'université. 

Jusqu'à dix vœux contre 24 auparavant

Sur cette nouvelle plateforme "Parcoursup", qui sera disponible le 15 janvier, selon Europe 1, les bacheliers pourront faire dix vœux maximum, contre 24 auparavant. "On a pu le voir cet été, quand ils avaient leur quatorzième vœu, ça ne correspondait pas à ce qu'ils souhaitaient", a reconnu Frédérique Vidal. Fin août, du fait du dispositif, 6 000 bacheliers attendaient toujours une place à l'université. "En moyenne, les bacheliers faisaient huit vœux, c'est pour ça qu'on a choisi ce chiffre", a défendu la ministre. "Notre objectif c'est qu'à la rentrée prochaine nous soyons en capacité d'accueillir tous les bacheliers" à l'université, a-t-elle insisté. 

Le projet de loi présenté mercredi évite les termes de "sélection" ou "prérequis". L'inscription dans une formation en licence générale pourra néanmoins "être subordonnée à l'acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d'accompagnement pédagogiques ou du parcours de formation personnalisé proposés par l'établissement pour favoriser sa réussite""L'élève aura toujours le dernier mot dans le choix de sa filière, mais devra faire confiance à l'université et aux enseignants sur le chemin à parcourir pour le parcours qu'il souhaite obtenir", a précisé Frédérique Vidal.

La ministre de l'Enseignement supérieur a reconnu qu'une université pourrait refuser un étudiant, si le nombre de demandes excède toujours les capacités. Et ce, "malgré le nombre de places qu'on va ouvrir dans les établissements et malgré les différents dispositifs pour accueillir les étudiants dans les filières en tension".