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Simone de Beauvoir, toujours dans l’air du temps

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Article rédigé par Brut.
France Télévisions

Celle que son compagnon Jean-Paul Sartre surnommait "le Castor" était une grande théoricienne du mouvement de libération de la femme.

Le 9 janvier, elle aurait eu 110 ans. Simone de Beauvoir est souvent considérée comme une théoricienne importante du féminisme. L’occasion de revenir sur la vie de cette philosophe et romancière légendaire.

Elle doit attendre huit ans pour que son premier roman soit publié

Dès l’âge de quinze ans, elle est déterminée à être écrivaine. En 1929, alors qu’elle a vingt-et-un ans, elle est reçue seconde à l’agrégation de philosophie derrière celui qui partagera sa vie pendant cinquante-et-un ans, Jean-Paul Sartre. Celui-ci la demande en mariage deux ans plus tard mais elle refuse car elle considère son principe comme "obscène". 

Simone de Beauvoir écrit son premier manuscrit en 1935 mais il sera refusé par plusieurs maisons d’édition. Il lui faudra alors attendre huit ans pour que son premier roman soit publié. Puis, en 1949, elle publie Le Deuxième Sexe, un ouvrage qui sera considéré comme fondateur du combat pour les droits des femmes.

Elle reçoit le Prix Goncourt à l’âge de quarante-six ans pour son roman Les Mandarins mais elle ne se présente pas au restaurant Drouant pour recevoir son prix. Grâce à ce livre dans lequel elle met en scène sa liaison avec l’écrivain américain Nelson Algren, elle accède à une notoriété internationale.

Une féministe engagée 

Outre ses talents d’écrivaine, Simone de Beauvoir se fait remarquer pour son engagement féministe et sa participation au mouvement de libération des femmes dans les années 1970. 

En 1973, elle rédige le manifeste des 343 pour le droit à l’avortement et participe à de nombreuses manifestations. Deux ans plus tard, elle se félicite de l’adoption de la loi Veil sur l’avortement : "Finalement, je me demande si cette loi aurait eu lieu si on n’avait pas commencé par signer le manifeste des 343, on les a appelées quelques fois les "343 salopes", ce manifeste où nous disions que dans notre vie nous nous étions toutes faites avorter."

Elle fonde la Ligue du droit des femmes en 1974 et en devient la présidente : "Il n’y a pas un destin biologique, psychologique qui définisse la femme en tant que telle. (…) Nous voudrions obtenir que la loi qui interdit toute discrimination de race mette également toute discrimination selon les sexes."

En 1986, à l’âge de 78 ans, celle Jean-Paul Sartre surnommait "le Castor" décède à Paris.

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