Selon Amnesty International France, "40% des femmes" à travers le monde sont obligées d'avorter clandestinement

Cécile Coudriou, présidente d'Amnesty International France, a expliqué, jeudi soir sur franceinfo, que le droit des femmes à avorter n'est pas préservé en France et qu'il faut rester "vigilant".

La présidente d\'Amnesty International France Cécile Coudriou, le 21 février 2018, à Paris.
La présidente d'Amnesty International France Cécile Coudriou, le 21 février 2018, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Alors que la Journée internationale des droits des femmes se tient, jeudi 8 mars, la présidente d'Amnesty International France Cécile Coudriou a tenu à rappeler que "60% des femmes aujourd'hui dans le monde ont accès librement à l'avortement. Donc, 40% des femmes dans le monde se trouvent confrontées à des difficultés qui mettent parfois en danger leur propre santé voire leur vie".

"Toutes les 9 secondes, une femme dans le monde pratique un avortement clandestin"

Plus précisément, d'après la présidente, "toutes les 9 secondes, une femme dans le monde est confrontées à ces difficultés et donc pratique un avortement clandestin, a rapporté Cécile Coudriou. Les femmes sont obligées de contourner ces interdictions, bien souvent au péril de leur vie".

À la question de savoir si la France est préservée d'un éventuel retour en arrière concernant le droit des femmes à avorter, Cécile Coudriou est affirmative : la France - comme d'autres pays dans le monde – peut perdre ce droit. "Nous avons pu l'observer à plusieurs reprises dans des manifestations ou des prises de position ou la tentative de créer un site pour détourner les personnes qui voudraient avorter, a prévenu la présidente d'Amnesty International. Donc, en France, comme ailleurs, il faut rester vigilant et maintenir ce combat chaque jour et pas seulement le 8 mars."