Iran : Emmanuel Macron doit "cesser ce silence" sur cette "répression sanguinaire", lance la Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie

Plus de 75 personnes ont été tuées lors des manifestations quotidiennes en Iran, suite à la mort de Mahsa Amini le 16 septembre.

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Radio France
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Une militante a peint le prénom de Mahsa Amini sur son ventre lors d'une manifestation en soutien en Argentine, à Buenos Aires, le 27 septembre 2022. (LUIS ROBAYO / AFP)

"Nous exigeons qu'Emmanuel Macron cesse ce silence et dénonce la répression sanguinaire en Iran", déclare ce mercredi 28 septembre sur franceinfo Irène Ansari, coordinatrice de la Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie, après une douzième nuit consécutive de manifestation dans le pays.

>> En Iran, les manifestants ne cessent de descendre dans la rue alors que "le gouvernement continue à tuer des gens"

Les protestations ont lieu tous les soirs depuis le 16 septembre, date à laquelle l'Iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, est morte à l'hôpital, trois jours après son arrestation à Téhéran pour non-respect du code vestimentaire strict pour les femmes en République islamique d'Iran, qui doivent se couvrir les cheveux en public. Plus de 75 personnes ont été tuées depuis le début de la répression.

"Il faut dénoncer haut et fort ce qu'il se passe car ce n'est pas la première fois que ce régime totalitaire réprime les manifestants", estime Irène Ansari. "Les gens qui descendent dans la rue ne dénoncent pas seulement l'assassinat de Mahsa Amini. Les gens descendent dans la rue au prix de leur vie pour l'égalité, la justice sociale, la liberté, la chute de dictateurs", assure-t-elle.

Une manifestation à Paris en soutien aux femmes iraniennes

Selon la coordinatrice de la Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie, "il est important qu'il y ait un soutien de la France". Elle annonce que ce vendredi 30 septembre, une manifestation de "plusieurs associations féministes" aura lieu à Paris, à 18h. Le lieu de rassemblement n'est pas encore connu. "C'est pour dire que nous aussi, comme les femmes iraniennes, nous appelons à la liberté."

Le mardi 21 septembre, en marge de l'assemblée générale de l'ONU à New York, Emmanuel Macron s'est entretenu avec le président iranien Ebrahim Raïssi et a "insisté sur le respect des droits des femmes". Le dimanche 25 septembre à Paris, la police française a utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher des milliers de personnes défilant à Paris d'atteindre l'ambassade de la République islamique à Paris.

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