Il n'y a pas assez "d'inventrices" dans le monde, déplore l'ONU

Des femmes figurent dans seulement 31% des demandes internationales de brevet publiées par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.

Lors d\'une table ronde sur les femmes, l\'innovation et la propriété intellectuelle organisée par l\'OMPI, en octobre 2017.
Lors d'une table ronde sur les femmes, l'innovation et la propriété intellectuelle organisée par l'OMPI, en octobre 2017. (VIOLAINE MARTIN / WIPO)

Il y a du mieux, mais des progrès restent à faire. L'ONU a salué, jeudi 26 avril, la hausse du nombre de femmes considérées comme "inventrices" dans le monde, tout en déplorant que les disparités entre les genres persistent. Les derniers chiffres révélés par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), une agence de l'ONU, révèlent qu'au total, des femmes figurent dans 31% des quelque 224 000 demandes internationales de brevet publiées par cette agence de l'ONU en 2017.

Cela représente une hausse de 23% par rapport à la décennie précédente, indique l'OMPI dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle. "Nous célébrons aujourd'hui les réalisations en matière d'innovation et de créativité des femmes du monde entier qui, tout au long de l'histoire, ont repoussé les frontières de la connaissance et de la culture", déclare le directeur de cette institution onusienne basée à Genève, Francis Gurry, cité dans le communiqué.

La Corée du Sud en tête du peloton

"Les demandes internationales de brevet sont un point de référence important pour évaluer l'activité en matière d'innovation dans l'économie mondiale contemporaine, et tout résultat inférieur à la parité complète entre les hommes et les femmes représente une occasion manquée", relève-t-il.

Les statistiques publiées par l'ONU montrent que la Corée du Sud est la mieux classée en termes de parité, avec 50% des demandes internationales de brevet qui incluent au moins une inventrice. La Corée du Sud est suivie par la Chine (48%), la Belgique (36%) et l'Espagne (35%). Viennent ensuite les Etats-Unis (33%) et la France, presque à égalité.

Les secteurs de la biotechnologie, des produits pharmaceutiques et de la chimie comptent la proportion la plus élevée de femmes figurant sur les demandes internationales de brevet. Les secteurs du génie civil, des moteurs, pompes et turbines, et des éléments mécaniques arrivent en dernière position.