"Je crois qu'on a touché la cible", assure le syndicat des commissaires de police, après les interpellations liées à la mort d'un policier à Avignon

"Quatre jours quand on cherche des meurtriers, c'est extrêmement rapide", a estimé David Le Bars. Deux individus ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir vers l'Espagne, après le meurtre du policier à Avignon mercredi.

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Radio France
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Des policiers après le meurtre du policier à Avignon, mercredi 5 mai. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Une unité d’intervention de la BRI "les a cueillis par surprise" à proximité d’une barrière de péage à 20 km d’Avignon, a précisé lundi 10 mai sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, après l’arrestation de deux suspects dans le cadre de l’enquête sur l’homicide d’un policier à Avignon (Vaucluse).

franceinfo : Quels sont les profils des deux hommes arrêtés ?

David Le Bars : Je ne ferai aucune confirmation par prudence. On vient de les interpeller, ce qui est déjà une excellente nouvelle, puisqu'il y a parmi eux un potentiel meurtrier de policiers, donc un individu très dangereux. Je félicite les enquêteurs de la police judiciaire et de la BRI. Mais l'enquête commence et il va falloir mener des perquisitions. Il va falloir faire des auditions. Sur les profils, on va découvrir qu'on a affaire à des individus qui sont à la fois mêlés au trafic de stupéfiants et qui ne sont évidemment pas des débutants dans la délinquance. Mais pour autant, il faudra attendre qu'on ait des preuves et que le procureur de la République les confirme pour qu'on puisse ensuite parler des assassins présumés de façon plus claire. En tous les cas, les indices sont très concordants. Je crois qu’on a touché la cible.

Ce sont des dealers connus des autorités locales ?

C'est des gens qui sont connus des services de police qui intéressaient l'enquête et qui ont vraisemblablement beaucoup de points communs qui nous ont permis de converger et de faire cette interpellation. Quand on tente de fuir et partir vers l'Espagne, on n'a jamais intérêt à le faire quand on est suspecté de pas grand-chose. Si on essaye de se soustraire à la justice ou à la police, c'est qu'on y a intérêt. Ce sont des indices très, très concordants par rapport aux faits, qui sont en tout cas les potentiels suspects et parmi les deux, un qui serait l'auteur du tir.

Comment sait-on qu’ils fuyaient vers l’Espagne ?

Encore une fois, je serai discret. Il y a des techniques d'enquête. Il y a énormément de moyens qui ont été déployés. Il y a sans doute des éléments qui seront révélés par le procureur de la République et c'est à la justice de faire état des éléments d'enquête.

Comment s’est passée leur interpellation ?

C’est une interpellation qui s’est bien passée. La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) a été mise sur cette intervention, parce que c’est un individu armé dangereux qui, je parle au conditionnel, car il faut faire très attention dans le droit pénal français, est susceptible d'avoir abattu un policier. Quand on est capable de faire cela, on est capable de le refaire. C'est une unité d'intervention qui les a "cueillis" par surprise et qui s'est parfaitement déployée pour interpeller sans qu'il n'y ait aucune résistance. Il a fallu quatre jours pour interpeller ces suspects.

C’est un délai raisonnable dans ce genre d’enquête ?

C’est très court quatre jours de traque. Ce qui est important, c'est de réunir des éléments pour que les gardes à vue puissent être solides et que ces individus soient présentés à la justice avec des preuves. Quand on n'a pas de preuves qui ne sont pas suffisamment concordantes, on présente des dossiers fragiles. Quatre jours quand on cherche des meurtriers, c'est extrêmement rapide.

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