Don du sang : l'agence Santé publique France recommande d'assouplir les règles pour les donneurs homosexuels

Les hommes homosexuels ont obtenu en 2016 le droit de donner leur sang, à condition de ne pas avoir eu de relation sexuelle avec un autre homme depuis au moins un an. Santé publique France recommande aux pouvoirs publics d'assouplir cette règle, au regard du faible risque de transmission du VIH.

Don du sang à Malo-les Bains (Nord), en août 2018.
Don du sang à Malo-les Bains (Nord), en août 2018. (JOHAN BEN AZZOUZ / MAXPPP)

Santé publique France, agence de santé placée sous la tutelle du ministère de la Santé, recommande aux pouvoirs publics d'assouplir les règles de don du sang pour les hommes homosexuels, selon les informations recueillies par franceinfo mercredi 14 novembre. En juillet 2016, les homosexuels ont obtenu le droit de donner leur sang, à condition de ne pas avoir eu de relation sexuelle avec un autre homme depuis au moins un an. Cette mesure visait à limiter le risque de transmission du VIH lors de transfusions, car le sida touche davantage les personnes homosexuelles que le reste de la population.

Un don infecté non détecté sur plus de 5 millions

Mais depuis deux ans, Santé publique France a constaté que le risque de transmission du VIH par transfusion n'a pas évolué et reste faible : un don infecté non détecté sur plus de 5 millions de dons. Dans le même temps, Santé publique France a interrogé des donneurs homosexuels. Certains ont reconnu avoir eu des rapports sexuels dans l'année précédant leur don, contrairement à ce qu'ils avaient indiqué lors de l'entretien préalable. Au regard du risque de transmission inchangé, l'agence sanitaire préconise donc un assouplissement des règles.

Au mois d'octobre, les députés ont maintenu la différence de traitement entre les donneurs homosexuels et le reste de la population. Pour les personnes hétérosexuelles, la règle est de quatre mois d'absence de relations avec plusieurs partenaires.