Demandes de dérogation en "légère hausse"

Le nombre de familles ayant demandé des dérogations à la sectorisation de leur enfant a connu une "légère hausse"

Le nombre de familles ayant demandé des dérogations à la sectorisation de leur enfant a connu une "légère hausse"Le nombre de familles ayant demandé des dérogations à la sectorisation de leur enfant a connu une "légère hausse"

Quelque 47.500 demandes de dérogations ont été enregistrées en 2009 pour les élèves entrant en classe de sixième, contre près de 45.000 en 2008.

Pour les entrées en classe de seconde, quelque 38.500 demandes ont été déposées, contre 37.000 l'an dernier, a indiqué Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire.

"D'après les premières estimations dont nous disposons, les demandes de dérogation ont connu cette année une légère hausse", a indiqué le directeur général de l'enseignement scolaire, Jean-Louis Nembrini. "Les chiffres définitifs ne seront connus qu'après la rentrée", a-t-il toutefois précisé.

"Le taux de satisfaction des demandes est globalement élevé, et montre que le dispositif a bien fonctionné", a par ailleurs assuré le directeur général de l'enseignement scolaire.

D'après le ministère, environ 72 % des demandes ont été acceptées pour les entrées en sixième, avec des "pics" à 84 % pour les élèves boursiers et à 91 % pour les élèves souffrant d'un handicap. Pour les élèves de seconde, le taux global s'élève à 65 % (76 % pour les élèves boursiers et 86 % pour les élèves handicapés").

Depuis la réforme de la carte scolaire, mise en place lors de la rentrée 2007 et renforcée en 2008, les parents d'élèves ont la possibilité de demander l'inscription de leur enfant dans un autre établissement que celui dont ils dépendent géographiquement, via des dérogations adressées aux responsables d'académies.

Ces demandes sont satisfaites dans la limite des places disponibles dans les établissements concernés. Si les capacités d'accueil sont atteintes, priorité est donnée aux élèves souffrant d'un handicap, aux boursiers, et à ceux dont un frère ou une soeur est scolarisé dans l'établissement souhaité.

Initiée par Nicolas Sarkozy en 2007, l'assouplissement de la carte scolaire a fait l'objet depuis deux ans de nombreuses critiques, notamment de la part des syndicats et de l'opposition, pour qui l'octroi de dérogations a un effet contraire à l'objectif de mixité sociale affiché par le gouvernement.