Loi sur la fin de vie : certaines unités pratiquent déjà la sédation profonde

Une équipe de France 2 s'est rendue à l'institut Jeanne Garnier, plus grande unité de soins palliatifs en Europe afin d'interroger le personnel et les patients sur la fin de vie.

FRANCE 2

Au soir de leur vie, ce que demandent les malades c'est qu'on abrège leur souffrance et qu'on évite l'acharnement des traitements. À l'institut Jeanne Garnier, les patients se voient offrir la possibilité d'inscrire leur directive. "Ce n’est pas la peur de la mort. C'est la peur de la dégradation et de l'image qu'on peut laisser à sa famille", témoigne Martine Lebret, patiente. "Moi je demande à m'endormir doucement et ne pas me réveiller".

Une vingtaine de demandes

Le nouveau projet de loi débattu en ce moment à l'Assemblée donne plus de poids au souhait du malade. Il propose aussi pour les patients incurables qui souffrent, la possibilité d'une sédation profonde jusqu'au décès. "Cette sédation est faite pour soulager une personne lorsqu'on n'a pas un autre moyen de faire", explique le docteur Jean François Richard, chef de service à l'unité Jeanne Garnier. "En aucun cas ça n'accélère la mort".

Dans l'institut, sur 1 300 personnes, seule une vingtaine demande une sédation terminale.

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L'examen de la proposition de loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie doit débuter à l'Assemblée nationale, le 10 mars 2015. (JOHNER IMAGERS / GETTY IMAGES)