Crise aux Antilles : le gouvernement se dit "prêt" à parler de l'autonomie de la Guadeloupe, affirme le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu

Le ministre a également promis la création de "1 000 emplois aidés pour les jeunes" alors que le département est touché par une violente crise depuis une dizaine de jours. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, à la sortie du Conseil des ministres, à l'Elysée, le 24 novembre 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Cette annonce suffira-t-elle à apaiser les tensions ? Le gouvernement est "prêt" à parler de l'autonomie de la Guadeloupe, département touché par une violente crise, a affirmé le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 novembre. Ce dernier a également promis la création d'un millier d'emplois aidés pour les jeunes.

Lors des réunions de ces derniers jours pour tenter de résoudre la crise, née d'un refus de l'obligation vaccinale avant d'embrasser des revendications sociales, "certains élus ont posé la question en creux de l'autonomie", a expliqué Sébastien Lecornu dans une allocution télévisée aux Guadeloupéens.

"Le gouvernement est prêt à en parler"

"D'après eux, la Guadeloupe pourrait mieux se gérer d'elle-même. Ils souhaitent moins d'égalité avec l'Hexagone, plus de liberté de décision par les décideurs locaux. Le gouvernement est prêt à en parler, il n'y a pas de mauvais débats, à partir du moment où ces débats servent à résoudre les vrais problèmes du quotidien des Guadeloupéens", a poursuivi le ministre.

Sébastien Lecornu a également annoncé le financement de "1 000 emplois aidés pour les jeunes, avec un accompagnement spécifique et une formation, dans le secteur non marchand, pour soutenir les collectivités ou les associations sociales, sportives, environnementales du territoire". En Guadeloupe, 34,5% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté national, avec un fort taux de chômage (19%), notamment chez les jeunes (35% en 2020 contre une moyenne nationale de 20%).

Pour tenter de mettre fin aux violences, le gouvernement avait auparavant annoncé qu'il repoussait au 31 décembre la mise en œuvre de l'obligation vaccinale des soignants et pompiers en Guadeloupe comme en Martinique, où la contestation a fait tache d'huile.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Crise aux Antilles

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.