Covid-19 : pour Pâques, les chocolatiers se lancent dans la livraison à domicile

Ils se souviennent encore du cauchemar de l'année dernière : les fêtes de Pâques représentent un quart du chiffre d'affaire des chocolatiers. Mais cette fois, les professionnels se sont préparés.

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Radio France
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Un chocolatier organise les commandes de ses chocolats de Pâques à Saint-Cloud, près de Paris, le 9 avril 2020. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Casque de moto sur la tête, le coursier pousse la porte de la chocolaterie À la Reine Astrid, située rue de Verneuil à Paris. "Je récupère un colis pour Chloé", annonce-t-il à son arrivée. À livrer : un sac rempli de chocolats de Pâques travaillés par l'artisan Christophe Bertrand. "C'est fragile, évidemment, ce sont des chocolats de Pâques... Donc si vous les laissez dans le coffre de la moto... Attention au soleil !", met en garde l'artisan. Le coursier se veut rassurant, "ça sera livré directement."

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Une scène que le chocolatier n'aurait jamais imaginée avant le premier confinement
il y a seulement un an. Aujourd'hui, c'est presque classique. Les chocolatiers font partie des commerces autorisés à rester ouverts pour la durée de ce nouveau confinement contre le Covid-19. "Ce sont souvent les grands-parents qui achètent pour leurs enfants qui aujourd'hui expédient aux petits-enfants, donc on fait pas mal de livraisons comme ça, c'est assez marrant, sourit Christophe Bertrand.

"On livre en cachette, on donne ça aux parents discrètement par-dessus le portail de leur maison et il ne faut pas que les enfants voient que Pâques est déjà livré, quelques jours avant les cloches."

Christophe Bertrand, artisan chocolatier

à franceinfo

"L'année dernière, c'était vraiment émouvant, se souvient le chocolatier. J'ai livré des gens qui étaient tellement émus de recevoir des trucs de leurs enfants, de leurs petits-enfants.. C'est un effort complémentaire à mettre en place mais on l'a anticipé. Mais ça nécessite un peu de monde en plus."

Des ventes 30 fois plus importantes sur internet

Patrick Poirrier le confirme : il a fallu s'adapter. "Les ventes par internet ont fortement évolué déjà l'année dernière, affirme le président du syndicat du chocolat, également patron de Cémoi. Par rapport à 2019, on a fait des ventes dix fois plus importantes par internet, et on pense que cette année, on aura des ventes 30 fois plus importantes."

"Ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui, sur tous les drives des magasins, vous avez beaucoup de produits de Pâques, alors que l'année dernière, ce sont des choses qu'on a dû faire très, très rapidement pendant le confinement."

Patrick Poirrier, président du syndicat du chocolat

à franceinfo

"On va adapter des portions un peu plus petites car on aura des familles sur un noyau familial beaucoup plus réduit sur cette campagne de Pâques", explique le président du syndicat du chocolat. Cette année, les chocolats de Pâques sont apparus très tôt dans les rayons des supermarchés avec des promotions inhabituelles. Mais depuis un an, les Français ont jeté leur dévolu sur les tablettes : + 25% de ventes. Plus de sept kilos de chocolat engloutis au total.

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