Couvre-feu à 18 heures : avis contrastés sur l’efficacité de la mesure

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Couvre-feu à 18 heures : avis contrastés sur l’efficacité de la mesure
France 2
Article rédigé par
K. Adda-Rezig, C. Guyon, L. Krikorian, F. Parisis, France 3 Lorraine, J. Cohen-Olivieri - France 2
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Le couvre-feu va être avancé de deux heures dans les zones les plus touchées par le coronavirus, et la mesure ne fait pas l’unanimité. Tour d’horizon des réactions dans plusieurs villes françaises.

À Nice (Alpes-Maritimes), Besançon (Doubs) ou Reims (Marne), le couvre-feu pourrait être avancé à 18 heures dès le 2 janvier. En tout, 20 départements sont visés par la mesure, car la reprise épidémique sur ces territoires est plus rapide qu’à l’échelle nationale. Dans la Meurthe-et-Moselle, la mesure ne convainc pas. "J’ai l’impression que c’est plutôt une demi-mesure, que ce n’est pas vraiment un choix. Je ne suis pas certaine que deux heures de couvre-feu supplémentaires soient si pertinents que ça pour enrayer cette chaîne pandémique", affirme Valérie Beausert-Leick, présidente du département.

Une mesure déjà expérimentée en Guyane

Pourtant, d’autres territoires avaient mis en place la mesure avec succès, comme la Guyane. La stratégie pourrait aussi porter ses fruits dans l’Hexagone. "Ça va réduire encore un peu plus les contacts que l’on peut avoir au cours de la journée", estime Pascal Crépey, épidémiologiste. Le personnel hospitalier n’est pas du même avis. "On observe un décalage entre notre perception sur le terrain (…) et l’appréciation du gouvernement de la dynamique épidémique", avance Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

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