Avortement : le nombre d'IVG en France a augmenté en 2013

Le nombre d'Interruptions volontaires de grossesse a augmenté de 4,5% en 2013 alors qu'il était stable depuis plusieurs années, mais les chiffres provisoires pour 2014 sont orientés à la baisse, selon un bilan publié ce dimanche.

(Le nombre des IVG en France métropolitaine aurait diminué de 3,4% l'an dernier, alors qu'il a augmenté de 5% en 2013 selon la Drees. © Maxppp)

En 2013, environ 229.000 femmes ont eu recours à une interruption volontaire de grossesse selon les dernières données du service de statistique des ministères sociaux, la Drees, rendues publiques ce dimanche. Il s'agit de 10.000 IVG de plus qu'en 2012.

Ces chiffres sont en hausse pour la première fois depuis sept ans. Une recrudescence qui n'étonne pas Israël Nisand, professeur de gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg. Déjà en février 2013, après le débat sur les pilules de troisième et quatrième génération, la profession avait constaté une augmentation du nombre d'IVG.

 "Au moment où il y a eu la polémique sur les "dangers" de la contraception orale, un certain nombre de femmes, surtout celles qui ont des difficultés d'accès au conseil médical, ont arrêté leur contraception parce qu'elles la trouvaient dangereuse de fait, et ne l'ont pas remplacée pas une contraception aussi fiable ", indique le professeur.

"Tant qu'il n'y aura pas de décision politique sur ce sujet (...) ce sont les jeunes femmes de notre pays qui en paieront l'addition" - sraël Nisand, professeur de gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg
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Pour Israël Nisand, c'est au gouvernement d'agir pour faire baisser le nombre d'IVG en France."Tant qu'il n'y aura pas de décision politique sur ce sujet, tant qu'on a des petites pudeurs et qu'on n'ose même plus parler de ces sujets qui sont devenus tabous, ce sont les jeunes femmes de notre pays qui en paieront l'addition ", déclare t-il.  Le rapport indique que les IVG chez les moins de 20 ans continuent de diminuer depuis 2010. 26.000 femmes de moins de 20 ans ont été encore concernées, soit 14 femmes sur 1.000 en métropole et  28 sur 1.000 dans les départements d'outre-mer (DOM).