Après l'éloge du "dadbod", le triomphe du "mombod"

Des mères montrent avec fierté les formes de leur ventre après leurs grossesses, en réponse à la glorification des ventres grassouillets des pères.

Une femme montre son ventre.
Une femme montre son ventre. (MICHAEL WINOKUR PHOTOGRAPHY / PHOTOLIBRARY RM / GETTY)

"Dadbod" contre "mombod". D'un côté, un "corps de papa" avec sa bedaine et ses poignées d'amour. De l'autre, un "corps de maman" dont le ventre porte des marques de grossesses. Lequel est le plus beau ? Lequel est le mieux accepté ? Sur internet, la bataille fait rage, vendredi 15 mai.

Le débat a commencé avec un billet de blog publié sur The Odyssey (en anglais) faisant l'éloge du "dadbod", cette silhouette masculine ordinaire, ni obèse, ni musclée, "équilibre parfait entre la bedaine à bières et le corps entretenu". Un corps qui plairait aux femmes parce qu'il ne les "intimide pas", qu'il ne leur fait pas "perdre confiance" en elles, contrairement à celui de "l'homme parfait", argue le post de blog. L'article a rencontré un grand succès et des images d'hommes tout à la fois un peu musclés et un peu ventrus se sont multipliées sur les réseaux sociaux. Des stars de cinéma comme des monsieur Tout-le-monde.

L'éloge du sexisme ?

La réponse ne s'est pas fait attendre, dénonçant les inégalités hommes-femmes et les diktats de la mode flattant les ventres masculins rebondis tout en exigeant des femmes un corps parfait. Si les hommes ont le droit d'avoir un "dadbod", pourquoi les femmes n'auraient-elle pas, elles aussi, le droit à "un mombod" ? Des mères ont publié avec fierté sur les réseaux sociaux des photos de leur ventre déformé par la grossesse ou portant des traces de vergetures. Et même le Brooklyn Museum a pris position en leur faveur.