Alsace: manifestation d'antinucléaires frontaliers

Près de 3.500 antinucléaires, français, allemands et suisses, se sont donnés rendez-vous dimanche sur plusieurs ponts du Rhin à l'occasion du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Ils ont réclamé la "fermeture immédiate" de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin).

(Christian Werthe Maxppp)

À l'appel de diverses
associations antinucléaires et environnementales des deux côtés de la frontière,
les manifestants ont investi huit ponts du Rhin, de Strasbourg jusqu'à la
frontière suisse en passant par Fessenheim.

Chaînes humaines, lâchers
de ballons et prises de parole faisaient partie des actions pacifiques prévues
par les associations. Les manifestants ont observé une minute de silence en
mémoire des victimes de l'accident nucléaire de Fukushima en mars 2011.

 "Fukushima, les gens croient que c'est
derrière eux, alors qu'en réalité ça ne fait que comm
encer", déplore André
Hatz, porte-parole de l'association Stop Fessenheim et membre du réseau Sortir
du nucléaire.

Une "fermeture immédiate" de Fessenheim

À Fessenheim, les
manifestants ont demandé la "fermeture immédiate " de la plus
vieille centrale nucléaire de France, encore en service. "M. Hollande
serez-vous le président de la catastrophe nucléaire?
" ou encore "Nucléaire
= démocratie bafouée
", pouvait-on lire sur les pancartes de
manifestants. Le gouvernement s'est engagé pour l'heure fermer la centrale en 2016.

"On est en train
de nous mener en bateau, un accident peut arriver n'importe quand
", a signalé
André Hatz, tout en rappelant que la centrale alsacienne était construite sur
une faille sismique.

Près de 3.500 personnes ont
été recensées peu avant 15h dimanche par la police et les gendarmes sur l'ensemble des
ponts. Les organisateurs comptabilisaient,
quant à eux, 8.000 participants.

Le réseau "Sortir
du nucléaire" a prévu 50 jours d'actions antinucléaires en France du 8
mars au 26 avril, la date anniversaire de la catastrophe nucléaire de
Tchernobyl en Ukraine en 1986.