Procès des sondages de l'Elysée : un an de prison dont six mois ferme requis contre Claude Guéant

L'ancien secrétaire général de la présidence est jugé pour "favoritisme" et "détournement de fonds publics par négligence".

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France Télévisions
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L'ancien secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, le 5 décembre 2018 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Au procès des sondages de l'Elysée, l'accusation a requis mardi 9 novembre un an de prison dont six mois ferme contre l'ancien secrétaire général de la présidence Claude Guéant. Des peines allant de l'amende à un an ferme ont été requises pour quatre autres anciens proches de Nicolas SarkozyLe procès s'achève mercredi, avec les plaidoiries de la défense, et la décision devrait être mise en délibéré.

Ces cinq ex-membres du cercle rapproché de l'ancien chef de l'Etat doivent s'expliquer au tribunal de Paris sur des millions d'euros dépensés en conseil politique et en sondages pour la présidence entre 2007 et 2012. Bras droit de l'ancien président, Claude Guéant a eu un "rôle central dans les infractions", a estimé le Parquet national financier (PNF), requérant sa condamnation pour "favoritisme" et "détournement de fonds publics par négligence", avec en plus 10 000 euros d'amende. 

Un an de prison ferme requis contre Patrick Buisson

Le ministère public a par ailleurs requis deux ans d'emprisonnement dont un an ferme et 100 000 euros d'amende contre Patrick Buisson, ainsi que 550 000 euros d'amende contre ses deux sociétés, Publifact et Publi-Opinion. L'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy a "généré des profits en s'affranchissant de la réglementation en vigueur, ou pire, en détournant des fonds publics", ont estimé les magistrats. 

Par ailleurs, le ministère public a requis six mois d'emprisonnement avec sursis et 70 000 euros d'amende contre l'ex-conseiller Pierre Giacometti, et une amende de 250 000 euros contre sa société No Com. Une amende de 500 000 euros pour "recel de favoritisme" a été requise contre l'institut de sondages Ipsos, principal bénéficiaire des commandes réalisées directement par le cabinet de l'Elysée entre 2007 et 2009. Enfin, l'accusation a requis une amende de 10 000 euros contre l'ex-directrice de cabinet de l'Elysée, Emmanuelle Mignon.

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